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Harhoura: cafetiers et restaurateurs repartent à l'assaut des plages

Par Hassan Benadad le 25/06/2021 à 23h09

Kiosque360. Le littoral de Harhoura, et notamment sa corniche, a été envahi par l’avancée des cafés et des restaurants qui ne cessent de s’accaparer illégalement le domaine public. Une anarchie qui a bloqué les voies de passage et privé les citoyens du droit de se promener au bord de la mer.

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Le grand soulagement ressenti par les habitants suite à la révocation, pour cause de mauvaise gestion, de l’ex-président de la commune de Harhoura, n’a malheureusement pas duré longtemps.

 

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte, dans son édition du week-end (26 et 27 juin), que le phénomène de l’occupation illégale du domaine public a repris de plus belle, notamment sur la corniche de la plage de Harhoura. Des acteurs de la société civile ont demandé au wali de la région de Rabat-Salé-Kenitra de mettre fin à l’avancée des cafés et des restaurants le long du littoral de Harhoura.

 

D’autant, ajoutent-ils, que cette zone, considérée comme la plus huppée de Rabat, est envahie par des cafés et des restaurants construits illégalement et qui empiètent sur le domaine public. La population, qui avait salué le lancement du projet de réhabilitation de la plage de cette localité, a été sidérée par le retour en force des lobbys d’occupation du domaine public. Des lobbys qui n’ont pas hésité à s’accaparer les espaces réservés aux piétons et les voies de passage tout au long du littoral de Harhoura. Une occupation qui se fait au vu et au su du conseil communal, qui n’a pas levé le petit doigt face à ces graves infractions au code de l’urbanisme.

 

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia rapporte que ces agissements sont d’autant plus graves que la réhabilitation, très réussie d’ailleurs, de la plage, a nécessité un budget substantiel. Un projet qui a été, en outre, supervisé personnellement par le wali de Rabat. Les acteurs de la société civile s’étonnent que cet accaparement se poursuive devant toutes les composantes de l’administration territoriale.


Ce qui nécessite, poursuivent-ils, l’intervention du gouverneur de la préfecture de Skhirat-Temara et le pacha de Harhoura dont le bureau donne justement sur la corniche défigurée par les cafés et les restaurants. Une anarchie qui a bloqué les voies de passage menant vers la corniche et privé les citoyens du droit de se promener et d’exercer des activités physiques.