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Soirée Bunga bunga
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Khouribga: des soirées bunga bunga au sein de l'hôpital provincial

Par Fayza Senhaji le 27/08/2019 à 19h08

Kiosque360. Une infirmière-stagiaire et trois de ses connaissances sont accusées d'avoir transformé une des salles de l'hôpital provincial de Khouribga en un lieu de débauche.

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C’est une affaire de mœurs qui entache toute l’image du corps de la santé dans la ville de Khouribga. Ce mercredi comparaissent devant la justice une infirmière-stagiaire de l’hôpital provincial, ainsi que trois autres individus, dans le cadre d’un scandale ayant éclaté le weekend dernier et dans lequel l’infirmière est accusée d’avoir fourni à l'une de ses copines et deux de ses compagnons une salle au sein de l’établissement, pour l'organisation d'une soirée bunga bunga.


L’information est rapportée par Assabah dans son édition du mercredi 28 août. La publication révèle que l’affaire a éclaté dimanche dernier, lorsqu’un des agents privés de la sécurité s’est rendu compte que des individus qui étaient entrés dans l’hôpital n’en étaient pas ressortis. Il en a alors avisé l’agent de police qui assurait la permanence au sein de l’établissement. Celui-ci en a alors lui-même informé le poste de police. Une patrouille s’est donc déplacée sur place et a procédé à l’arrestation de la copine de l’infirmière-stagiaire ainsi que des deux hommes qui étaient en sa compagnie. Disparue dans un premier temps après l’arrivée de la police, l’infirmière-stagiaire s’est finalement rendue et a été placée, en compagnie des autres individus, en garde à vue.


D’après les informations recueillies par Assabah, cette dernière a reconnu, lors de l’enquête, qu’elle était en relation avec l'un des deux hommes interpellés avec sa copine, mais a catégoriquement nié avoir eu des relations sexuelles avec lui au sein de l’hôpital. Elle a également ajouté être mariée à un ressortissant marocain résident à l’étranger, ce qui pourrait aggraver son cas si elle est poursuivie pour adultère.


Par ailleurs, des sources du quotidien ont démenti le fait qu’une odeur nauséabonde de nargilé aurait été détectée au sein de l’hôpital.


Il est attendu qu’une enquête administrative soit lancée dans le cadre de cette affaire, d'autant que l’on s’interroge aujourd’hui sur le fait qu’une infirmière-stagiaire se retrouve responsable de l’hôpital et de la gestion des salles et des malades, en l’absence de personnel qualifié. Une affaire qui pourrait même faire tomber des têtes au sein de l’établissement, si les manquements en matière de gestion sont avérés. Affaire à suivre.