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La rumeur, cette «sale guerre parallèle»

Par Amyne Asmlal le 06/03/2020 à 21h27

Kiosque360. Sur les réseaux sociaux, les rumeurs et les «fake news» pullulent, au risque de constituer un danger pour la sécurité et la stabilité du pays. Le Parquet et le ministère de l’Intérieur ont décidé d’y faire face avec fermeté.

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Dès l’annonce du premier cas d’infection au COVID-19 recensé au Maroc, et même bien avant, les autorités ont du livrer bataille, non seulement contre le virus, mais également contre la rumeur et les «fake news». Ces deux fléaux ont proliféré au point de constituer une véritable menace pour la sécurité et la stabilité du pays, relève le quotidien Al Ahdath Al Maghrebia dans son édition du week-end des 7 et 8 mars.


Sur les réseaux sociaux se sont ainsi multipliés les enregistrements fabriqués faisant état de supposées découvertes de nouveaux cas dans plusieurs villes du pays. Ces enregistrements sont partagés massivement sur les réseaux sociaux et les applications de messagerie instantanée, semant en même temps la panique un peu partout, écrit le quotidien. Les auteurs de ces actes légalement répréhensibles sont même allés jusqu’à diffuser la liste des passagers du vol pris par le premier cas marocain de COVID-19. La liste en question, précise le quotidien, contient, en plus de leurs noms, les adresses et les numéros de téléphone de toutes les personnes qui se trouvaient à bord, y compris les membres de l’équipage. 


Les personnes qui diffusent des fake news et propagent des rumeurs s’exposent à des poursuites pénales, prévient le quotidien. Ces actes, précise Al Ahdath Al Maghrebia constituent, en effet, un crime dans plusieurs pays et sont lourdement sanctionnés. C’est le cas au Maroc. Ce que leurs auteurs semblent ignorer. 


C’est justement dans ce cadre que le Parquet près le Tribunal de première instance de Casablanca a ordonné récemment l’ouverture d’une enquête judiciaire, après la mise en circulation sur les réseaux sociaux de la liste des passagers du vol cité plus haut. Dans la mesure où cet acte peut constituer une infraction pénale en raison notamment de la divulgation du secret professionnel, la diffamation et l’atteinte aux données à caractère personnel, le Parquet a décidé d’ouvrir cette enquête.


Par ailleurs, poursuit le quotidien, le ministère de l'Intérieur a appelé les citoyens à la vigilance face à la diffusion d'informations mensongères et fictives concernant le coronavirus, attribuées à des parties officielles à travers des techniques de nouvelles technologies.


Ainsi, dans un communiqué diffusé récemment, le ministère a indiqué avoir constaté dernièrement que certains comptes et applications de messagerie instantanée procèdent à la publication d'informations mensongères et erronées attribuées à des institutions officielles dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. Le ministère a d’ailleurs souligné que des dispositions légales seront prises par les autorités compétentes en vue d'identifier les personnes impliquées dans la publication de ces mensonges.