Le360 Actualités Maroc

ع
mariage des mineurs
© Copyright : DR

L’Association démocratique des femmes du Maroc appelle à la refonte du code de la famille

Par Hassan Benadad le 13/10/2021 à 22h44 (mise à jour le 13/10/2021 à 22h46)

Kiosque360. L’Association démocratique des femmes du Maroc souligne que les lacunes juridiques qui caractérisent le code de la famille ont contribué à asseoir davantage le statut d’infériorité des femmes et des filles.

aA

L’Association démocratique des femmes du Maroc ( ADFM) a réitéré son appel à la nécessité de réviser toutes les politiques et législations discriminatoires et à leur tête le code de la famille. Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du jeudi 14 octobre, que l’ADFM demande à ce que ces lois soient harmonisées avec la constitution et les engagements internationaux du Maroc. L’Association souligne que les lacunes juridiques qui ont caractérisé le code de la famille ont contribué à asseoir davantage le statut d’infériorité des femmes et des filles.

 

Une situation, ajoute l’ADFM, qui les a enfoncées dans la précarité et la pauvreté tout en les empêchant de jouir de leur indépendance ainsi que de leur vie privée et publique dans la paix et la tranquillité. Dans son communiqué, l’ADFM souligne que le pouvoir discrétionnaire accordé aux juges et ce qui en découle comme mauvaise interprétation des textes ont porté préjudice aux filles, aux femmes et à leurs enfants. Ce qui a engendré des conséquences gravissimes comme la prolifération du phénomène des mariages des filles de moins de 18 ans.

 

Le quotidien Al Massae rapporte que l’Association indique que cette ambiguïté juridique a, de surcroit, encouragé la polygamie en contournant les conditions auxquelles elle est assujettie. C’est qui a ouvert la voix, durant 17 ans, à l’acceptation sociale de la polygamie sachant que le code de la famille l’a restreinte avec des nombreuses conditions dans l’espoir de l’interdire définitivement. L’ADFM a relevé, en outre, la non-application de l’article relatif au partage du patrimoine conjugal acquis faute de la non-obligation du document annexe au contrat de mariage.

 

La discrimination entre les deux sexes est toujours de mise, poursuit l’Association, notamment en matière de la tutelle légitime qui expose les enfants à des problèmes administratifs relatifs à la scolarisation et aux voyages. Autant dire que l’instauration de la justice et l’égalité dans l’espace privé demeure le véritable tremplin pour construire une société démocratique où les femmes et les hommes contribuent à la réalisation du développement durable, conclut le communiqué de l’ADFM.