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Le cri de détresse des staffs médicaux, ces soldats de l’ombre

Par Maya Zidoune le 24/03/2020 à 19h59

Kiosque360. Face au spectre d’une éventuelle contamination de leur proches, les médecins du CHU Ibn Rochd lancent un appel aux riverains pour leur demander de mettre à leur disposition des logements vides à proximité de l’hôpital.

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Sur les réseaux sociaux, les nombreux médecins internes du CHU Ibn Rochd de Casablanca ont fait appel à la générosité des riverains pour leur demander de mettre provisoirement à leur disposition les appartements vides situés à proximité de l’établissement hospitalier, nous apprend Al Ahdath dans son édition du jour.

 

Le quotidien arabophone ajoute que le corps médical est exposé au coronavirus, ce qui n'est pas sans danger pour leurs proches. “Les médecins, préoccupés par la vitesse de propagation de l’épidémie et l'idée d'une éventuelle contamination de leurs familles, affirment subir une pression énorme”, écrit le journal. En effet, les médecins assurant les soins aux urgences d’Ibn Rochd sont, pour la plupart, en contact direct avec des individus testés positifs au dépistage du virus. 

 

“Nous sommes prêts, dès demain, à quitter nos foyers et consacrer nos vies à sauver celles de nos concitoyens marocains. Mais, pour que nous puissions faire notre travail en âme et conscience, il nous faut un minimum d’assurance, car nous ne sommes pas prêts à mettre nos familles en danger», déclarent des membres du personnel soignant cités par Al Ahdath.

 

Les revendications du personnel soignant portent sur la mise à disposition de logements à proximité des hôpitaux, la prise en charge totale, l’accès à un transport gratuit, ainsi que la disponibilité des gants et masques de protection.

 

En réaction à la décision du ministère de l’Intérieur d’interdire l’usage des moyens de transport privé entre les villes, l’Université nationale de la santé Ibn Sina (Avicenne), à Rabat, a appelé à faciliter l’accès aux moyens de transport au personnel soignant résidant à Rabat, Salé et dans la banlieue de la capitale, suite à la décision de l’Office national des chemins de fer de suspendre ses lignes en attendant la levée définitive de l’état d’urgence général.