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Les plages, des foyers de contamination dormants

Par Hassan Benadad le 05/07/2020 à 22h27 (mise à jour le 06/07/2020 à 08h04)

Kiosque360. L’ouverture des plages a entraîné une affluence record des estivants, avides d’air frais après trois mois de confinement. Sauf qu’à la plage de Ain Diab, la distanciation sociale et le port du masque ne sont pas respectés, multipliant ainsi les risques d’une contamination de masse.

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La saison estivale a commencé, cette année, avec plus d’engouement que d’habitude, après la levée d'un confinement qui aura duré près de trois mois à cause de la crise sanitaire du coronavirus. Mais, en approchant des plages, on note que les mesures préventives semblent y devenir caduques, avec l’absence de la distanciation physique et du port des masques de protection. Un laisser-aller qui augmente les risques d’apparition de foyers de contamination, quand on sait la grande affluence que connaissent les plages en ces temps de canicule.

 

Celle de Ain Diab, à Casablanca, ne déroge pas à cette règle de l’encombrement puisque, chaque année, des milliers de Casablancais s’y ruent pour profiter de l’air marin, se baigner et pratiquer du sport. On croyait qu’en ces temps de coronavirus, des dispositions particulières seraient prises pour éviter une contamination de masse. Certes, on trouve des agents de police sur la corniche, aux entrées de la plage et au bord de la mer pour rappeler aux estivants de respecter les mesures de distanciation.

 

Mais quoi que fassent ces agents, il reste difficile de maîtriser la situation face à une foule aussi dense. D’autant, rapporte le quotidien Assabah dans son édition du lundi 6 juin, que la limitation des lieux de baignade entraîne une concentration des baigneurs dans des espaces réduits où il devient impossible de respecter la distanciation physique. Par contre, la plupart des visiteurs qui se prélassent sur le sable suivent les consignes.

 

La décision des autorités locales d’instaurer des horaires administratifs pour les plages n’a fait que compliquer la situation. C’est du moins le sentiment de beaucoup de Casablancais qui considèrent que la limitation de l’accès aux plages à des tranches horaires comprises entre 8 heures du matin et 18 heures ne fait qu’aggraver les risques de contamination. En effet, affirment-ils, la libéralisation totale des horaires de fréquentation des plages contribuerait à réduire les encombrements aussi bien en bord de mer que dans les moyens de transports qui mènent les gens vers la plage de Ain Diab.