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Affaire Bab Darna
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Les victimes de «Bab Darna» reprennent leurs manifestations et demandent des comptes à l'Etat

Par Mohamed Younsi le 25/01/2021 à 18h27

Kiosque360. Les victimes du projet immobilier «Bab Darna» reviennent à la charge en organisant de nouveau un mouvement de protestation à Bouskoura. Ils dénoncent la procrastination qui ponctue cette escroquerie et imputent la responsabilité à l’Etat. Les détails.

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L’arnaque immobilière du groupe immobilier «Bab Darna» revient sur le devant de la scène cette semaine. En effet, les victimes de cette grande escroquerie comptent organiser, mercredi prochain, un mouvement de protestation pour dénoncer le laisser-aller et la procrastination qui ponctuent cette escroquerie depuis l’éclatement de l’affaire. Plusieurs associations prendront part à cette manifestation de colère, rapporte le quotidien Al Massae dans son édition du mardi 26 janvier. Et de préciser que les victimes demandent à l’Etat d’assumer ses responsabilités, puisqu’il est partie prenante dans cette affaire qui est toujours devant la justice.

 

Les victimes, dont plusieurs Marocains résidents à l’étranger, demandent à l’Etat de les indemniser, en leur restituant les sommes d’argent qu’elles avaient versées aux responsables du projet immobilier en question, avant de se rendre compte qu’elles avaient été roulées dans des projets fictifs. Plusieurs victimes ont été auditionnées par le juge d’instruction auprès de la Chambre chargée des crimes financiers à la Cour d’appel de Casablanca, suite au transfert du dossier à cette Cour après que les faits ont été requalifiés de crimes. D’ailleurs, la Cour de cassation a rejeté le recours de la défense du principal accusé dans cette affaire, rappelle le quotidien.

 

Environ 700 victimes crient au scandale après avoir découvert que les projets présentés par les responsables de «Bab Darna» étaient fictifs. Ces responsables, dont le président directeur général, ses comptables, sa directrice financière et un notaire, sont poursuivis dans le cadre de cette affaire pour, chacun en ce qui le concerne, abus de confiance, escroquerie, faux et usage de faux et constitution d’une bande criminelle. En fait, depuis l’incompétence du juge d’instruction près le tribunal de première instance, l’affaire est passée du délit au crime. Aujourd’hui, le dossier est traité comme une affaire criminelle par la Chambre chargée des crimes financiers à la Cour d’appel de Casablanca.