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Marrakech: «Bunga bunga» dans un spa, la police embarque tout le monde

Par Hassan Benadad le 11/03/2020 à 21h04

Kiosque360. La police judiciaire de Marrakech a surpris la propriétaire d’une salle de massage, ses employées et leurs clients en pleins ébats sexuels. L’enquête a permis de découvrir que cette femme était impliquée dans le réseau de traite des êtres humains démantelé récemment.

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Une descente effectuée, dimanche dernier, par des éléments de la police judiciaire dans une salle de massage (SPA) du quartier Guéliz, à Marrakech, a permis d’interpeller les employées et leurs clients en flagrant délit d’ébats sexuels. Il s’agit, en l’occurrence, de la propriétaire de la salle, qui a transformé son local en maison close, de plusieurs hommes et de six employées reconverties en travailleuses du sexe. Selon les premières informations de l’enquête, ce réseau de prostitution a été dénoncé par l’associée de la propriétaire de la salle de massage et huit de ses employées.
 

Ces dernières avaient été arrêtées, à la fin du mois de février, en compagnie d’un ressortissant canadien dans un autre local situé sur la rue Tarik Ibn Ziad, dans le même arrondissement. Les mêmes sources indiquent que, lors de la descente de dimanche dernier, les policiers ont surpris la propriétaire en pleine relation sexuelle avec un homme. Les mis en cause ont tous été placés en garde à vue afin d’être interrogés sur les faits qui leur sont reprochés et sur leur relation avec le réseau de prostitution et de traite des êtres humains démantelé le mois dernier.

 

A ce propos, le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du jeudi 12 mars, que l’enquête préliminaire a révélé que la propriétaire de la salle de massage était bel et bien impliquée dans ce réseau. La prévenue s’adonnait à ces activités illicites avec son associée, celle même qui avait été arrêtée, auparavant, en compagnie de huit de ses employées et client canadien. Les éléments de la police judiciaire de la wilaya ont entrepris des investigations approfondies pour déterminer les ramifications de cette affaire et les éventuels complices impliqués dans ce réseau. 

 

Les faits remontent à quelques semaines, quand les services de la police avaient reçu des plaintes des habitants du quartier dénonçant les activités d’une femme qui avait transformé sa salle de massage en maison close. Après son arrestation en compagnie des masseuses devenues des filles de joie, elle a avoué qu’elle gérait, avec son associée, un autre local de massage dédié à la prostitution et la traite des êtres humains.