Mini-tsunami: La mer dévoile des pratiques de sorcellerie | www.le360.ma

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Mini-tsunami: La mer dévoile des pratiques de sorcellerie

Par Sophia Akhmisse (Twitter) le 14/01/2014 à 00h09

Kiosque360. Les habitants de Salé ont eu droit à une drôle de surprise lorsque la mer s'est retirée au lendemain du "mini-tsunami" qu'ont connu plusieurs villes côtières.

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Les habitants de la ville de Salé ont eu droit à une drôle de surprise lorsque la mer s'est retirée au lendemain du "mini-tsunami" qu'a connu le Maroc la semaine dernière. Une surprise dont nous fait part Al Akhbar, dans un reportage publié dans son édition de ce mardi 14 janvier. "Bien que la grande marée n'ait pas fait de victimes ou de gros dégâts matériels au niveau de la plage de Sidi Moussa à Salé, le paysage de l'après-tsunami a suscité un sentiment de terreur auprès des Slaouis", rapporte le journal. Et pour cause ! "Des restes de sorcellerie, talismans et autres objets mystiques jonchaient le sol, dessinant un paysage macabre et terrifiant qui restera, à coup sûr, ancré dans la mémoire des habitants mais surtout des pêcheurs", décrit Al Akhbar. Selon un témoin cité par le journal, "plusieurs voyantes et sorciers rôdent souvent dans les parages". "Ils ont pour habitude d'allumer des cierges rouges et noirs et de jeter à l'eau des cadavres de bêtes sacrifiées", poursuit le quotidien.

Des pratiques "sous-marines"

Pour Al Akhbar, "ces vagues gigantesques qui ont déferlé sur les côtes marocaines n'ont pas uniquement dévoilé les dessous de nos mers, mais  également révélé les coutumes et pratiques des rivages". Les "plagistes" de l'après-tsunami ont ainsi dû récolter des sous-vêtements masculins et féminins, des préservatifs usagés, des bouteilles d'alcool et de nombreux paquets de cigarettes vides. "Des restes de ces longues nuits blanches que passent certains sans-abris ou délinquants bien installés derrière les rochers, à l'abri des regards des agents de police ou des habitants".

Entre les pratiques pseudo-mystiques et celles d'un genre un peu plus délictueux, le "mini-tsunami" a dévoilé ce que les Marocains font de leurs plages. Encore heureux qu'un tel incident ne se soit pas produit pendant la haute saison estivale. Force est de constater qu'en dépit des nombreuses mesures mises en place, notamment par les autorités locales, pour défendre ces territoires naturels, il apparaît que certaines pratiques sont encore bien ancrées dans la société marocaine. Des pratiques qui restent néanmoins dangereuses pour les citoyens qui profitent de ces plages sans se douter un seul instant de ce que cachent les fonds marins contaminés par la main de l'homme. Comment ceux qui avaient pour habitude de venir se baigner en famille ou de pêcher leurs poissons dans des eaux aussi polluées pourront-ils encore y revenir ?