Pour que Jamaâ El Fna ne soit plus "Arnakech": voici ce qui va changer | www.le360.ma

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Pour que Jamaâ El Fna ne soit plus "Arnakech": voici ce qui va changer

Par Qods Chabaa le 11/07/2019 à 12h54 (mise à jour le 11/07/2019 à 13h02)

Les autorités de la ville de Marrakech font la chasse aux arnaques sur la place de Jamâa El Fnaa. Les charmeurs de serpents, neqqachates, chauffeurs de taxis...devront désormais afficher leurs prix et se soumettre à de nouvelles instructions.

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La nouvelle est tombée comme un couperet pour les dresseurs de singes, les neqqachates, les restaurateurs, les guides, les chauffeurs de taxis et autres charmeurs de serpents, qui opèrent sur la place Jamaâ El Fna de Marrakech, site classé Patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'Unesco.

 

Le wali de Marrakech, Karim Kassi-Lahlou, vient en effet d'annoncer une série de mesures pour contrer les arnaqueurs qui s'en prennent aux touristes, tant locaux qu'étrangers, sur cette mythique place de la cité ocre.


Arnakech: pour un cliché avec des serpents, il exige 450 dirhams d'une touriste, la justice s’en mêle

 

Cette décision intervient en réaction à une dernière affaire d'arnaque dont une touriste avait fait les frais.

 

Alors qu'elle voulait se prendre en photo avec un des reptiles de Jamaâ El Fna, le charmeur de serpents a exigé d'elle pour ce faire l'astronomique somme de 450 dirhams.

 

Suite à la plainte déposée par cette touriste, le parquet de Marrakech a décidé de poursuivre le charmeur de serpents en état d'arrestation pour "escroquerie" et "abus de confiance".

 

Pour dorénavant éviter ces pratiques abusives, et dans le but que l'image de la cité ne soit dégradée par ces arnaqueurs, la wilaya de Marrakech et le Conseil régional du tourisme (CRT) ont prévu des changements drastiques.

 

Désormais, les "hlayqias", nom consacré depuis des siècles à ces artistes séculaires du Maroc, vont devoir afficher les tarifs.

 

Les taximen sont également concernés par cette mesure.

 

Sur les réseaux sociaux, plusieurs touristes se sont en effet déjà indignés des tarifs “exorbitants” pratiqués par des neqqachates, ces tatoueuses au henné, qui demandent parfois aux touristes l'équivalent de 50, voire 150 euros pour un tatouage au henné. D’autres encore qui contraignent quasiement ces touristes à se faire tatouer au henné.

 

Les charmeurs de serpents se comportent quant à eux, parfois de la même manière. 

 

Les tatoueuses au henné seront en outre désormais obligées d'ôter leur niqab (soit le voile intégral), si elles en sont accoutrées, pour être formellement identifiées.

 

Selon le site d'informations locales Kech24, les autorités comptent interdire l'entrée à la place Jamaâ El Fnaa à toute personne portant le niqab, dans le but de préserver la sécurité des citoyens et des touristes à Jamaâ El Fna.