Safi: trois individus arrêtés pour avoir voulu prier, de force, dans une mosquée

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Revue de presseKiosque360. Les éléments de la gendarmerie royale de Safi ont arrêté, lundi dernier, trois individus qui essayaient de s’introduire de force dans une mosquée située à Jamaat Shaim. Les trois suspects ont agressé l’imam et s’en sont pris aux forces auxiliaires, avant d’être neutralisés.

Le 24/03/2020 à 20h40

Les éléments de la gendarmerie royale de Jamaat Shaim, dans la région de Safi, ont arrêté trois individus pour avoir violé l’état d’urgence sanitaire. Les mis en cause, qui ont provoqué un grand désordre dans une petite localité, ont essayé de s’introduire de force dans la mosquée pour y accomplir la prière. 

Selon les premiers éléments de l’enquête, les trois suspects s’étaient rendus, lundi dernier, dans le douar Benalia où ils ont agressé l’imam qui les avait empêchés d’ouvrir la porte de la mosquée. Les prévenus ont, de même, refusé d’obtempérer aux ordres des autorités locales qui les sommaient de quitter les lieux et se sont attaqués aux éléments des forces axillaires. Ils ont été interpellés sur ordre du parquet près du tribunal de première instance de Safi, avant d’être placés en garde à vue en attendant d’être déférés devant le procureur du roi.

Toujours à Safi, suite à l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, le port de pêche a été totalement paralysé. C’est ainsi que plus de 1.650 bateaux de pêche ont été immobilisés sur les quais, que le marché de gros au poisson a été fermé et que le chantier de réparation des bateaux de pêche a cessé toutes ses activités. Une paralysie qui aura des conséquences économiques et sociales néfastes sur les marins-pêcheurs, les ouvriers et les occasionnels. D’autant que le secteur de la pêche, dans la ville de Safi, génère plus de 20.000 emplois directs et indirects.

Sans son édition du mercredi 25 mars, le quotidien Al Akhbar rapporte que, pour parer à toute propagation du coronavirus, les autorités locales se sont enquises de la situation des ouvrières et ouvriers dans les sociétés industrielles. Une commission mixte a, en effet, effectué des visites de terrain pour s’assurer que les mesures de précaution étaient bien prises dans les unités chimiques, agroalimentaires, de textile et de transformation.

En coordination avec les directeurs de ces sociétés, les membres de cette commission ont pris plusieurs mesures pour protéger plus de 12.000 ouvriers et ouvrières. L’attention des responsables s’est notamment portée sur la fourniture des produits désinfectants, des masques de protection et des gants médicaux, ainsi que sur la sensibilisation des ouvriers aux gestes barrières sur leur lieu de travail.

Par Hassan Benadad
Le 24/03/2020 à 20h40