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Taza: 6 ans de prison ferme pour un président de commune

Par Khalil Rachdi le 09/02/2021 à 21h43

Kiosque360. Le président de la commune de Bab Merzouka, estampillé Mouvement populaire (MP), a été condamné à six ans de prison ferme dans une affaire de falsification de documents.

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Ce 8 février, la Cour d’appel de Taza a rendu son verdict: le président de la commune de Bab Merzouka, affilié au parti du Mouvement populaire, a été condamné à six ans de prison ferme et une amende fixée à 100.000 dirhams. Un de ses collaborateurs a été condamné, quant à lui, à quatre ans de prison ferme. Le gardien de la commune a été condamné à deux ans de prison ferme, tandis que deux autres fonctionnaires ont écopé respectivement de deux ans et trois mois en sursis. Une autre fonctionnaire a été, en revanche, acquittée. 

 

Dans sa livraison du 10 février, le quotidien Al Massae rapporte que les condamnés ont été poursuivis dans une affaire de falsification de documents. Ils étaient également poursuivis pour avoir tenté de corrompre des individus pour acheter leur témoignage, en échange de promesses et de cadeaux. Autre motif de poursuite: avoir induit en erreur la police judiciaire en dénonçant un crime qui n’avait pas eu lieu. 

 

D’après le quotidien, cette affaire remonte au début de l’année 2020. A l'origine, un différend entre le président de la commune condamné et son premier vice-président. Le premier avait déposé plainte contre le second, l’accusant de s’attaquer à la commune, de défoncer sa porte principale, de piller certains documents et d’en détruire d’autres. Or, l’enquête menée par des éléments relevant de la Gendarmerie royale a révélé d’autres détails, en contradiction avec la plainte déposée par le président de la commune. 

 

A l’issue de cette enquête menée par la Gendarmerie royale, le président de la commune et l’un de ses collaborateurs ont été interpellés pour 'plainte mensongère" et "humiliation des autorités judiciaires". 

 

Al Massae rappelle, dans son édition du 10 février, que la commune de Bab Merzouka, marquée par des animosités politiques, était sur le qui-vive quelques semaines avant l’éclatement de cette affaire. Les habitants de la commune avaient d'ailleurs organisé plusieurs sit-ins pour dénoncer la pauvreté et revendiquer des infrastructures. Conséquence inévitable: la division du Conseil de la commune aura été à l’origine des différends entre le président et son premier vice-président avant l’interpellation du président et sa condamnation, le 8 février.