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Une escroquerie au nom de "princes" khalijis

Par Said Fathallah le 09/07/2018 à 22h51

Kiosque360. Une bande de malfaiteurs vient d’être mise hors d’état de nuire. Les malfrats se faisaient passer pour des acheteurs de «anbar» et de pierres précieuses pour le compte d'importantes personnalités du Golfe.

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Une bande de malfaiteurs vient d’être mise hors d’état de nuire par les éléments de la police judiciaire relevant de la préfecture de Rabat. Les malfrats se faisaient passer pour des acheteurs de «anbar» et de pierres précieuses, ainsi que de rares objets d’art traditionnel marocain, pour le compte de personnalités importantes du Golfe.

 

Assabah, qui rapporte cette information dans son édition du mardi 10 juillet, donne des détails intéressants sur la manière dont les «chargés» du sourcing des richissimes «commanditaires» du Golfe, en matière d'ambre et autres raretés, s'y prennent pour rouler leurs naïves victimes. Ainsi, apprend-t-on, le piège de ces escrocs en jellabah et tarbouch s’est refermé sur quelques détenteurs de cette matière organique extraite des entrailles d’un cétacé qui s’échoue parfois sur les plages d’Essaouira, matière très appréciée pour ses prétendues vertus aphrodisiaques. Les escrocs avaient fait la connaissance de leurs victimes lors d’une fête de mariage à Essaouira et leur avaient proposé de leur fournir ce précieux produit très prisé des personnalités du Golfe. 

 

Sitôt dit, sitôt fait. Le prétendu intermédiaire du «cherif», qui revendait aux Khalijis a en effet, de suite, reçu les première offres. Après avoir fait expertiser la marchandise dans un laboratoire de Casablanca pour donner de la crédibilité à leur commerce, les escrocs demandaient à leurs clients de les accompagner dans une Kissariat du quartier Yacoub Al Mansour pour évaluer le poids des joyaux et se faire payer. 

En tout, ce sont quelque 25 kilogrammes de «anbar», correspondant à 7 millions de dirhams, que l’intermédiaire a récupérés, précise le journal arabophone.

 

Après avoir prié les futures victimes d’attendre devant une boutique, l’un des deux escrocs de service est entré avec son butin pour ressortir par l’arrière-cour. Les vendeurs de anbar à la sauvette ont alors tôt fait de réaliser leur infortune et ont alerté la police, qui a immédiatement arrêté le complice resté dans la boutique, pour le déférer devant les services préfectoraux de la police judiciaire.

 

Le mis en cause a alors donné les noms et identités des membres du réseau, dont le «cerveau» circulait avec deux identités. Trois mis en cause dans cette escroquerie ont été déférés devant le Parquet qui a ordonné la poursuite en état d’arrestation de deux d’entre eux, tandis que le troisième est poursuivi en état de liberté sous contrôle judiciaire par pointage.