Vidéo. À Hay Hassani, voici comment la DGSN impose le respect de l’état d’urgence sanitaire

Le360

A Hay Hassani, les éléments de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) doivent se battre sur plusieurs fronts pour imposer le respect de l’état d’urgence sanitaire. Mission pratiquement impossible, mais les hommes de Hammouchi parviennent à relever le défi. Reportage.

Le 02/05/2020 à 17h35

Hay Hassani, ce n’est pas seulement un grand quartier ou un vaste arrondissement. Il est à lui seul, avec ses populations et ses contrastes, une ville dans la ville. Et y imposer le respect de l’état d’urgence sanitaire n’est pas chose aisée. Pourtant, les éléments de la DGSN y parviennent en y mettant les moyens, humains et matériels, mais surtout l’entrain et la patience qu’il faut.

Notre reportage aux côtés des éléments du district de la DGSN à Hay Hassani s’est effectué en deux temps.

À pied, à motos, ou encore embarqués dans des véhicules, les éléments de la DGSN ne laissent rien au hasard. Des barrages sont dressés un peu partout pour contrôler grands taxis et bus de transport en commun. Ceux qui n’ont pas de raison valable d’être dehors sont priés de rentrer chez eux. Ou alors c’est le procès-verbal et des poursuites pour les «durs». 

Car la coercition n’est pas au coeur de l’action de la police à Hay Hassani, comme ailleurs, lors de cette période de confinement. La sensibilisation et la pédagogie viennent en premier lieu.

Et les populations de ce quartier-ville coopèrent, contrairement à ce qui a été remarqué lors des premiers jours du confinement. «On peut dire que 99% des habitants respectent les législations relatives à l’état d’urgence sanitaire», nous déclare un haut gradé de la police casablancaise.

Juste avant 17 heures, c’est une autre partie à jouer pour la police: contrôler le respect de l’obligation de fermeture des commerces. Une «rush hour» pas évidente à gérer non plus. Là, on assiste à des patrouilles pédestres de la police qui se prépare à une autre longue paire de manches, très longue: faire respecter le couvre-feu entre 19 et 5 heures.

En plus de cela, la police doit gérer les «affaires courantes» de tous les jours et dont le nombre augmente pendant cette période de ramadan, comme les querelles de voisinage ou entre individus «sevrés» à en devenir dangereusement belliqueux.

Par Hafida Ouajmane et Saad Aouidy
Le 02/05/2020 à 17h35