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Vidéo. À Tanger, la décharge de Mghogha empoisonne la vie des riverains

Par Said Kadry le 03/10/2020 à 14h31

La décharge sauvage de Mghogha dans la capitale du Détroit pollue l’environnement et la vie des citoyens qui habitent dans ses environs. Leur calvaire dure depuis plusieurs années et leurs multiples appels aux responsables sont restés vains. Voici leur énième cri de détresse.

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Leurs souffrances durent depuis plusieurs années. Les promesses qui leur ont été faites n’ont jamais été tenues. Les Tangérois qui habitent dans les environs de la décharge sauvage de Mghogha disent n’en plus pouvoir. Outre les dégâts environnementaux que cause cette décharge, leur santé et celle des leurs se trouvent sérieusement impactées.

 

«Nous souffrons le martyre à cause de cette décharge sauvage. Et cela dure depuis plusieurs années. Nous nous sommes maintes fois plaints aux responsables qui nous avaient promis de trouver une solution à cet énorme problème qui nous empoisonne la vie. Mais leurs promesses sont restées lettre morte», déclare Yassine Hajibi, un habitant du complexe résidentiel Hamza, interrogé par Le360.

 

Les odeurs nauséabondes qui se dégagent de cette décharge ont causé bien des ennuis de santé aux riverains. La plupart d’entre eux sont condamnés à ne pas ouvrir les fenêtres de leur maison de peur d’être infectés par les émanations de ce site arrivé à saturation. Il ont beau mettre en garde quant aux dangers que représente ce site, ils ne sont pas entendus.  

 

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Hassan Ilaj, président de l'association Renaissance de Mghogha pour le développement durable, qui habite également aux environs de cette décharge, regrette que les habitants soient acculés à rester enfermés chez eux et contraints d'interdire à leurs enfants de sortir jouer dans la rue.

 

«Bien avant la crise sanitaire due au coronavirus, nous avons déjà connu le port du masque à cause des odeurs insupportables de cette décharge. Le Covid-19 va disparaître dans quelques mois ou d'ici une année, mais cette décharge donne l’impression de vouloir perdurer tant les responsables peinent à réagir. Les séquelles et répercussions sur notre santé et celle de nos enfants sont énormes», ajoute, avec dépit, ce responsable associatif.

 

D’autres habitants, interrogés par Le360, parlent d’«enfer» à cause des invasions d’insectes et de la pollution de l’air qui s’aggrave d’année en année. Parmi eux, Noureddine El Asri s’interroge sur le total désintérêt des responsables face à leurs doléances. «Nous leur demandons juste de venir passer deux ou trois heures avec nous pour qu’ils se rendent compte du calvaire que nous vivons au quotidien», explique-t-il.