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Vidéo. Aïd Al-Adha: est-il permis de s’endetter pour acheter son mouton? La réponse du Dr. Mustapha Benhamza, alem

Par Mohammed Chellay le 26/07/2020 à 17h34 (mise à jour le 26/07/2020 à 17h35)

C’est une litote que de dire que la fête du sacrifice constitue une lourde charge pour de nombreuses familles marocaines. Certaines vont jusqu’à s’endetter pour se procurer le mouton de l’Aïd. Le point avec le Dr. Mustapha Benhamza, membre du Conseil supérieur des Oulémas.

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L’Aïd Al-Adha fait partie, aux côtés des vacances et de la rentrée scolaire, du triptyque des grosses dépenses annuelles qui hantent de nombreuses familles marocaines. Cette année, le coronavirus a ajouté aux soucis des petites bourses.

 

«Il importe d’abord de rappeler que l’Aïd Al-Adha a lieu cette année dans un contexte exceptionnel qui exige la vigilance et la mobilisation de tous pour la préservation de sa vie et celle de ses semblables. C’est aussi le devoir de tout un chacun», tient tout d'abord à rappeler le Dr. Mustapha Benhamza, membre du Conseil supérieur des Oulémas.

 

Ce alem, qui réaffirme que l’Aïd Al-Adha est une sunna Mo'akada (fortement recommandée, et non une obligation), estime que beaucoup de personnes en souffrent à cause du contexte du coronavirus. 

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«Beaucoup de gens vivent grâce à l’élevage de moutons et d’autres grâce aux métiers liés à l’Aïd. Etant donné la crise économique que connaît le pays à cause de la pandémie, il est conseillé de dépenser, et non pas de s’abstenir, surtout si l’on en a les moyens. Cela pourrait aider d’autres personnes à surmonter leurs difficultés», explique ce alem, qui exerce aussi la fonction de président du Conseil local des oulémas d'Oujda.

 

Quant à la question de savoir si une personne n’ayant pas les moyens de s’offrir le mouton de l’Aïd peut s’endetter pour s’en procurer un, le Dr. Benhamza objecte l'argument suivant: «on ne cessera jamais de rappeler que la fête du sacrifice est une sunna et non une obligation. Si l’on n’a pas les moyens et que l’on doit s’endetter pour acheter le mouton de l’Aïd, je n’en vois pas la raison. J’espère que nul ne prend de crédit de quelle que partie que ce soit pour ce faire».