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Vidéo d’El Harhoura: l’escroc et son complice écroués à la prison d’El Arjat

Par Mohamed Deychillaoui le 01/06/2018 à 23h53

Kiosque360. Une bande d’escrocs, dont le cerveau se prétendait de la lignée des Chorfas, alors que son bras droit se déguisait tantôt en colonel ou médecin militaire, tantôt en commissaire de police, vient d’atterrir dans les geôles d’El Arjat à Salé. Et ce après avoir commis des tas de méfaits.

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Pour avoir eu les yeux plus gros que leur ventre, deux escrocs viennent de finir leur course en prison. Apparemment très au fait des tracas de certaines familles aisées, ils manigançaient leurs micmacs à l’aide de rabatteurs qui les aidaient à réussir leurs plans. Al Akhbar de ce week-end des 2 et 3 juin rapporte ainsi qu’ils ont ciblé une famille casablancaise qui a maille à partir avec la direction régionale des impôts au sujet d’une ardoise fiscale de 10 millions de dirhams.

 

Les deux escrocs, introduits par des intermédiaires, ont proposé à ladite famille un deal gagnant-gagnant. Le chef de la bande se prétendant un chorfa alaouite ayant des entrées dans les hautes sphères de l’Etat, et son complice soi-disant haut gradé de l’armée, ont affirmé à la famille qu’en contrepartie d’une enveloppe de 800.000 dirhams, ils intercéderont auprès de la direction régionale des impôts pour les exempter du paiement de 10 millions de dirhams.

 

Non seulement la famille ne tombera pas dans le piège, mais tendra à son tour un traquenard à l’escroc en chef de la bande, qui sera «invité» dans une villa de la dite famille à El Harhoura, où la police est venue le cueillir. Une vidéo de cette arrestation et du premier interrogatoire subi par le faux alaouite, mais escroc invétéré, a d’ailleurs largement circulé sur les réseaux sociaux en milieu de cette semaine.

 

Jeudi soir, et après des va-et-vient du prévenu entre le bureau du procureur de roi à Rabat et le juge d’instruction près le tribunal de première instance de Temara, il a finalement été décidé de l’écrouer à la prison d’El Arjat à Salé. Durant son interrogatoire, il a balancé les noms et certaines coordonnées de plusieurs complices, dont la plupart ont fait l’objet d’un avis de recherche national. Mais son principal complice, celui qui aimait se déguiser en policier ou militaire, l’a rejoint la même soirée au pénitencier de Salé, ville où il habitait d’ailleurs et à partir de laquelle il opérait depuis de nombreuses années.