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Cover Vidéo -  تلوث نهر أبي رقراق وسكوت السلطات امام غضب الساكنة
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Vidéo. Rabat: alerte sur la pollution des eaux du Bouregreg, les responsables aux abonnés absents

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini le 15/03/2021 à 16h36 (mise à jour le 15/03/2021 à 16h47)

La pollution du Bouregreg, la célèbre rivière qui alimente en eau potable les villes de Rabat et de Casablanca, préoccupe énormément les habitants de la capitale qui se trouvent confrontés notamment à des odeurs nauséabondes autour de ce cours d'eau qui vient du Moyen Atlas, a constaté sur place, ce lundi 15 mars 2021, Le360.

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La pollution des eaux de la rivière du Bouregreg est visible sur plusieurs kilomètres. Des tâches noirâtres flottent sur les eaux de ce oued. Il s'agit d'une pollution dont les causes précises sont inconnues jusqu'à présent.

 

Les autorités de la ville, composées de la wilaya, du Groupement communal (qui est en charge des secteurs délégués), du Conseil de la ville, de la Direction du bassin hydraulique (relevant de ONEE), ainsi que de la police et de la gendarmerie, ont ouvert une enquête dont les résultats sont attendus incessamment, nous a déclaré un dirigeant de la ville sous couvert de l'anonymat.

 

D'après les premiers indices, la cause de la pollution, la plus grave qu'ait jamais connue cette rivière, serait causée par la nouvelle décharge Oum Azza située à 30 km à l'est de Rabat. 

 

Rabat: polémique autour de la pollution des eaux du Bouregreg 

 

Le déversement dans la rivière du lixiviat, ce «jus» hautement toxique, en serait la principale cause. Les autorités de Rabat étudient également la piste criminelle, celle qui serait liée à un déversement du lixiviat par une ou plusieurs usines, en flagrante violation de la loi.

 

Selon une source proche de ce dossier, la décharge Oum Azza est à la recherche depuis des mois d'une nouvelle société pour se charger de l'exploitation de ce dépotoir.

 

Mehdi Bensaid, élu PAMiste de Rabat, dénonce les autorités de la ville notamment les conseils municipal et régional, dirigés par le PJD, pour leur "passivité et leur inertie face à ce grave problème". La wilaya de Rabat reste pour sa part de marbre, motus et bouche cousue.

Affaire à suivre...