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Vidéo. Violences faites aux femmes: ce rapport accablant de deux importantes ONG du Maroc

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini le 22/11/2019 à 16h54

Deux importantes ONG de défense des droits des femmes publient ce vendredi un rapport annuel accablant sur l'aggravation des violences faites aux femmes. Le document estime que les agressions psychologiques et les viols conjugaux arrivent en tête des violences subies.

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"Sur un total de 5.989 cas de violences recensées dans les centres du Réseau Injad et du réseau Femmes solidaires [les deux ONG auteures de ce rapport, Ndlr], plus de 2.475 femmes ont été agressées psychologiquement, soit un pourcentage de 48,95%", indique un communiqué conjoint de ces deux ONG.

 

"Le viol conjugal commence à s'aggraver, mais malheureusement la loi ne le reconnait pas", a déclaré, interrogée par Le360, Nabila Jalal, avocate et membre du Réseau Injad.

 

Les différentes formes de violences d’ordre économique et social, selon ce rapport, arrivent en seconde position des cas de violences faites aux femmes, enregistrés par les cellules d’écoute de ces deux ONG.

 

Il s'agit, pour les seules statistiques regroupées de ces deux associations, de 2.987 plaintes déclarées, soit un taux de 24,42% sur l'ensemble des 5.989 cas de violences déclarées par des femmes.

 

 

 

 

Les violences physiques se positionnent à la troisième place, et représentent un taux de 15,71% (soit 1.856 actes de violences parmi ceux déclarés auprès de ces deux ONG).

 

Les violences juridiques, pour les cas où les lois en vigueur ignorent les droits des femmes représentent 6,78% des cas déclarés auprès de ces deux ONG, soit un total de 829 actes de violences juridiques.

Vidéo. Loi contre les violences faites aux femmes: ce qu'il faut savoir

 

Enfin les violences d’ordre sexuel (viols, abus sexuels, harcèlement, etc.) arrivent en dernière position, avec un total de 572 cas enregistrés, soit un taux de 4,68%.

 

De l’avis des militants de ces deux ONG, "les cas de violence sexuelle déclarés ne semblent pas refléter la réalité. Le faible nombre de cas de violences sexuelles s'explique par le fait que cette forme de violence (...) continue d'être un tabou entouré de silence dans la société marocaine [des cas qu’il est difficile] de prouver".