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A la 30ème minute, ils jettent déjà l’éponge!

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Ou quand la faillite mentale «frappe» (c’est le cas de le dire) tout le monde ou presque. Joueurs, public et commentateur.
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Cette fragilité mentale qui affecte le footballeur marocain reste un vrai problème. Regardez le match Oued Zem–El Jadida (0-1), qui s’est joué hier pour le compte de la 30ème et dernière journée de Botola. La victoire du DHJ ne souffre d’aucune contestation, et elle aurait même pu être plus nette. Mais le RCOZ a perdu parce qu’il a renoncé.

Pourquoi ont-ils renoncé? Parce que, à la demi-heure de jeu, et dans l’autre match concernant la relégation, Oujda était en train de mener à Mohammedia. Une victoire du MCO condamnait automatiquement le RCOZ, quel que soit son résultat du jour. Alors quand le MCO a ouvert la marque et rapidement fait le break, le RCOZ a renoncé. Déjà, alors qu’il reste une heure de jeu!

Voilà typiquement la faillite mentale du footballeur marocain.

Dans les deux matchs, il reste alors encore 60 minutes à jouer. C’est énorme. Le MCO a largement le temps de se faire rattraper par le Chabab. Et le RCOZ a le temps de gagner son propre match, déjà.

Or, ce que l’on a vu, c’est une équipe du RCOZ qui commence à lever le pied, relâchant sa pression sur la défense du DHJ et lui offrant des boulevards en contre. On se demande d’ailleurs comment les Jdidis ont fait pour ne marquer qu’une fois…

Ce fatalisme absurde n’a pas seulement frappé les joueurs du RCOZ (qui vont jusqu’à rater un pénalty en 2ème mi-temps). Le commentateur d’Arriyadia a lui aussi «renoncé» dès la demi-heure de jeu. Son ton est devenu plus neutre, moins enflammé, donnant presque envie aux spectateurs d’éteindre la télévision. Comme si tout était déjà joué. Absurde. Et stupide. Surtout pour quelqu’un censé vous donner des arguments pour suivre le match qu’il se donne la peine de commenter.

Et que dire du public du RCOZ, lui aussi gagné par le désespoir dès la demi-heure de jeu. Le désespoir et la colère. Au lieu de pousser leurs joueurs, trop timorés dans leurs offensives mal appuyées, les gradins entonnent des chants pour… condamner la fédération. Carrément! Cela veut dire deux choses: la première, c’est que les supporters avaient déjà renoncé à leur tour ; la deuxième, c’est qu’ils laissent entendre que des «forces supérieures» ont comploté pour que le RCOZ retourne en Botola 2.

Lamentable là aussi.

Voilà comment la faillite mentale a «frappé» (c’est le cas de le dire) tout le monde ou presque. Joueurs, public et commentateur.

Tous ces gens doivent pourtant se rappeler qu’un match, cela dure 90 minutes, sans compter le temps additionnel. Et que l’ambition, l’envie de jouer, l’enthousiasme et surtout l’espoir doivent rester de mise tant que les arbitres n’ont pas sifflé la fin des matchs.

Sinon, et sur l’ensemble de la saison, cette équipe de Oued Zem n’a absolument pas volé sa place dans la charrette des relégués. Elle a été lanterne rouge de la 1ère journée à l’avant-dernière. Malgré un sursaut final, et une phase retour honorable, le RCOZ n’avait pas le niveau, disons-le sans détour.

L’année dernière, déjà, Oued Zem et Berrechid (l’autre condamné) avaient échappé par miracle à la relégation, devançant in extrémis Zemamra et Tétouan qui avaient pourtant plus d’allant et d’ambition dans le jeu. Cette fois, le miracle n’a pas eu lieu. Le RCOZ et le CAYB retournent logiquement en Botola 2.

Laissons de côté les questions extra-sportives (erreurs des dirigeants, valses des entraineurs et des joueurs, problèmes de terrain, de primes, etc.). Restons dans le foot.

Techniquement parlant, la relégation des deux équipes les moins intéressantes dans le jeu tombe comme un verdict juste. Au RCOZ et au CAYB de faire leur autocritique et de repartir sur de nouveaux projets s’ils veulent retrouver, un jour, l’élite.

Par Footix marocain
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