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Naciri, Moutouali et Sellami, merci d’exister 

De gauche à droite: Mohsine Moutouali, Said Naciri et Jamal Sellami. © Copyright : DR
Sérieux, président, vous pensez qu’en rebootant le logiciel “coach”, votre équipe va miraculeusement retrouver son jeu et son efficacité?
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Pour nous, passionnés de la Botola, la fin de saison est souvent synonyme de dépression. La neurasthénie (merci Wikipédia!) et les tentations suicidaires ne sont pas encore là, mais nous les sentons venir petit à petit. En fait, nous en avons un peu l’habitude: chaque année, nous appréhendons cette sensation de vide qui va nous envahir peu à peu.

Bon, il y aura toujours des rabat-joie pour nous expliquer que le championnat national se joue avec deux équipes A et 14 équipes de réserve, et qu’à la fin, c’est forcément l’une des deux qui gagne. Du coup, côté suspense, on a vu mieux. Nous admettons qu’il y a du vrai dans cette affirmation. Mais nous insistons sur un fait encore plus important: nous nous en foutons! Ce que nous voulons, nous fans de Botola, est tout simplement éviter de lire les mauvaises nouvelles dans nos journaux (Coronavirus, meurtres, suicides…) en se contentant de la rubrique sport, mais surtout trouver un sujet de discussion avec ce “oueld Derb” un brin limité intellectuellement. Le suspense, nous le laissons à des championnats comme la Ligue 1 ou la Bundesliga. Soyons honnêtes: qui se soucie de l’identité des prochains champions de France et d’Allemagne? Hormis la famille des joueurs, les commentateurs sportifs (normal, c’est leur gagne-pain) et quelques vendeurs de maillots, pas grand monde. 

Ah, il nous reste l’équipe nationale! Oui, les Lions de l’Atlas sont en pleine campagne qualificative pour la CAN 2021. Ils vont affronter les Fauves du Bas-Oubangui centrafricains (des Lions contre des Fauves... mais qui a inventé ces surnoms?). Les hommes de Vahid Halilhodzic, leaders de leur groupe avec 4 points, peuvent assurer leur présence au Cameroun en cas de double victoire sur la République centrafricaine, 3e avec 3 points, les 13 et 17 novembre prochains. 

Mais ces deux matchs, malgré leur importance, ne rassasieront certainement pas la faim des amateurs de notre championnat domestique habitués, depuis la reprise post-confinent, à des matchs tous les jours. 

Heureusement lors de cette intersaison, les acteurs du football national ne nous privent pas de leur ingéniosité pour remplir notre quotidien d’informations aussi surprenantes que loufoques. 

Et la palme de la semaine revient à Said Naciri, président du Wydad de Casablanca. “Wallah” nous ne faisons pas une fixette sur le patron des Rouges, mais le gars n’arrête pas de nous surprendre. Cette saison, sans titre pour le WAC, a chamboulé son dirigeant, qui semble courir dans tous les sens pour calmer la colère des supporters. Dernière démarche entreprise par Naciri, qui a déjà viré une bonne partie des staffs technique et médical ainsi que certains joueurs, serait de faire revenir l’entraîneur tunisien Faouzi Benzarti sur le banc des Rouges. Cela revient à redémarrer sans cesse un vieux PC Pentium II, en espérant qu’il fonctionnera mieux. Sérieux, président, vous pensez qu’en rebootant le logiciel “coach”, votre équipe va miraculeusement retrouver son jeu et son efficacité? Comme disait Fox Mulder dans X-Files, la vérité est ailleurs. Et avec la musique du générique, c’est encore plus percutant! 

Attendez! Sur Le360 Sport, on sait également commenter les bonnes nouvelles, lorsqu’il y en a. Et la récente sortie de Mohsine Moutouali, qui s’en est pris verbalement à son entraîneur après la déroute contre le Zamalek en demi-finale de la Ligue des Champions, en est vraiment une. Le capitaine des Verts s’est finalement rabiboché avec Jamal Sellami et a affirmé qu’il le considérait comme son grand frère. La légende veut même qu’ils se soient donné l’accolade, en répétant à l’unisson des “Allah in3el chitane”, avant de marcher main dans la main vers le soleil couchant. On a presque envie de verser une petite larme. Mais une seule et pas plus, vu la rareté des pluies cette année. 

Autre actu pas du tout intéressante: la présentation des joueurs recrutés durant ce mercato automnal. Qu’ils signent au Wydad, au Chabab Mohammedia, au FUS de Rabat, au Mouloudia d’Oujda, ils ont presque un seul point en commun: leur mauvais goût capillaire. Hé les gars, la coupe Tecktonik en 2020, ça craint!​

Par Adil Azeroual
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