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Boufal, Bounou, Vahid: c’est leur victoire!

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C’est une victoire lente, patiente et bien «cuite», que les Lions viennent d’obtenir face à leur plus grand adversaire. Ne nous emballons pas, mais ne faisons surtout pas la fine bouche!
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La dernière fois que le Maroc a battu un adversaire direct pour son premier match en phase finale de la CAN, c’était en Tunisie, quand les Lions avaient vaincu le Nigéria 1-0 (CAN 2004). On connait la suite, les joueurs de Baddou Zaki étaient allés en finale.

Ce n’est que la deuxième fois de leur histoire dans la CAN que les Marocains réussissent une telle entrée en matière, en venant cette fois à bout du Ghana, toujours sur le même score (1-0). Alors oui, le match n’a pas été très emballant. Mais cela fait trois points de gagnés. Donc, tout va bien et le Maroc a déjà un pied en huitièmes de finale.

Bien sûr, le but de la victoire a été marqué suite à deux contres favorables. Cela s’est joué comme sur un coup de dès. Mais on aurait tort de croire que c’est la chance qui a fait gagner les Marocains. C’est une victoire construite, comme un plat que l’on fait cuire à petit feu. Le fruit de la patience.

Privé de ses trois attaquants et buteurs (Ryan Mmae, En-Nsyri et El Kaâbi), Vahid a choisi dans un premier temps la prudence, en titularisant le seul Aboukhlal sur le front de l’attaque. Derrière, à la manœuvre, Louza et Boufal. Et plutôt que d’évoluer avec une défense à trois pour favoriser les montées de Hakimi, Vahid a placé Samy Mmae en sentinelle pour sécuriser davantage ses arrières.

Le 0-0 à la mi-temps était dès lors logique et inévitable.

A la reprise, changement de cap, avec un schéma qui se rapproche du 3-5-2 plus clair, un Hakimi plus offensif et mieux couvert derrière, et surtout un Boufal s’approchant de plus en plus de la surface en soutien d’Aboukhlal. Les Marocains, déjà, étaient nettement plus dominateurs et plus dangereux, malgré l’absence d’occasions nettes.

Si quelqu’un devait marquer, c’était bien Boufal, libéré et virevoltant. Mais avant son but libérateur, Bounou a fait l’arrêt du match (rien que sur cet arrêt, on comprend pourquoi Bounou a été élu gardien numéro 1 de la Liga). Et surtout, surtout, Vahid a fait le changement qu’il fallait. Il a fait entrer un joueur de surface (Tissoudali, dont c’était la première sélection et qui a failli faire le break en fin de match).

C’est ce coaching gagnant qui a définitivement fait basculer le match. Tout de suite après l’entrée en jeu de Tissoudali, les Marocains ont eu une grosse présence à l’intérieur de la surface ghanéenne. Les deux contres favorables qui ont conduit au but de Boufal ne sont pas le fruit du hasard ou de la «chance», mais de cette présence importante des attaquants marocains, qui a fini par faire craquer la défense ghanéenne.

Alors ne faisons pas la fine bouche. La victoire a été laborieuse mais elle vaut de l’or. Les Marocains ont d’autant plus de mérite qu’ils étaient privés de sept joueurs et qu’ils présentaient une équipe très jeune avec deux joueurs (Tissoudali et Ounahi, qui méritent d’être revus) qui effectuaient leur baptême de feu international.

S’il y a une image à retenir de ce match, c’est finalement celle de la célébration du but, avec Boufal courant se jeter dans les bras de Vahid, bientôt suivi des autres Lions. Très belle image qui ne doit rien, non plus, au hasard. Seuls les groupes qui vivent bien, et qui sont unis, y arrivent. C’est ce genre de groupe qui peut aller loin dans une phase finale…

On n’en dira pas plus, sinon que la charnière Aguerd - Saïss a sorti un match solide, en plus de l’aîné des frères Mmae et, évidemment, de Boufal et Bounou. De quoi envisager la suite avec optimisme.

Par Footix marocain
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