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JO-Tokyo: les cinq raisons qui ont causé le naufrage de la boxe marocaine

La boxeuse Oumaima Bel Ahbib. © Copyright : DR
Kiosque360. Moral en berne, surpoids, manque de préparation... La boxe marocaine s’est brisée sur le récif de l’amateurisme à Tokyo. Voici quelques clés pour comprendre ce naufrage.
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Selon le Directeur technique national auprès de la Fédération royale marocaine de la boxe (FRMB), Mounir Berbouchi, les pugilistes marocains ont perdu leurs combats avant même de monter sur le ring, explique le quotidien Al Ahdath Al Maghribia du lundi 2 août.

Selon le diagnostic de Berbouchi, les boxeurs marocains avaient l’air hagards sur le ring, ne faisant preuve d’aucune combativité ni d'envie de tenter de revenir au score. Une situation qu’il explique par le fait qu’ils n'ont pas touché la prime de qualification aux JO, et que faute d’encouragements de la FRMB, ils ne se projettent pas dans l’avenir en tant que boxeurs professionnels. 

En effet, les prémices de la rébellion se sont fait sentir lors de la phase préparatoire des JO, puisque les boxeurs exigeaient une prime de 200.000 DH chacun avant de participer au stage de préparation prévu en Russie. Après plusieurs discussions, le président de la FRMB, Jawad Belhaj, a réussi à convaincre uniquement Mohamed Hammout et Mohamed Sghir de partir en Russie pour le stage. Ils seront rejoints par les autres quelques jours après avoir touché une avance.

Sur le plan de la préparation de cette compétition, c'est un scandale sportif qui demeurera dans les annales. En effet, les pugilistes marocains sont arrivés à Tokyo en surpoids. C’est le cas de Youness Baalla qui s’est engagé dans un combat des - 91 kg alors qu’il en pesait plus de cent. Même topo pour Mohamed Hammout engagé dans la catégorie des - 57 kg.  Les deux pugilistes ont passé une dizaine de jours à suivre un régime pour reprendre leur poids réglementaire, au lieu de se préparer mentalement à la compétition.

La boxe marocaine s’est également privée d’une place sur le podium à Tokyo en raison de la mise à l’écart de la championne du Maroc et de l’Afrique, Khadija El Mardi qui a donné naissance à son bébé à deux mois des JO. Malgré ses efforts tardifs pour perdre 20 kg, El Mardi n’a pas été autorisée par les médecins à participer aux JO par crainte de recevoir un coup qui lui serait fatal. Cependant, il a été reproché à la FRMB de ne pas anticiper ce diagnostic et remplacer à temps El Mardi par une autre pugiliste.

Enfin, le quotidien Al Ahdath al Maghribia évoque le manque de sérénité qui a dominé lors de ces JO. En effet, plusieurs guéguerres ont éclaté entre la direction technique et les boxeurs. Mounir Berbouchi, qui a déposé sa démission ce samedi, s’est engagé à rédiger un rapport complet sur ce qui s’est passé lors du séjour de la délégation olympique à Tokyo. 

Par Ismail El Fassi
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1 commentaires /

  • Amine.Z
    Le 02 Aug. 2021 à 07h39
    Il n'y a pas 5 raisons, il y en une: l'incompétence de l'ensemble des dirigeants et staff de la fédération.
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