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Botola: des joueurs professionnels sans salaires depuis 9 mois

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Kiosque360. La situation financière de nombreux joueurs de la Botola s’aggrave de plus en plus. Ces derniers se retrouvent aujourd'hui dans l’obligation de s’endetter auprès des fans.
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Nous savions que les joueurs de la Botola souffrent beaucoup, et plus particulièrement depuis le début de la crise sanitaire, mais ce que ropporte Assabah dans son numéro du 14 octobre est tout simplement terrifiant. Le support explique en effet que plusieurs joueurs en première et deuxième divisions sont devenus des fardeaux pour leur famille au lieu que ce soit eux qui les aident. Beaucoup d’entre eux sont obligés de s’endetter auprès de proches, mais aussi auprès de supporters de leur club. pour subsister. 

D'ailleurs, les grèves s'enchaînent depuis le début de la Botola et les joueurs du MCO, RCAZ, OCS, IRT, MAT, IZK... ont tous cessé les entraînements depuis plusieurs jours pour protester contre le non-paiement des salaires. L'un d’entre eux raconte que le président lui a promis le jour de son recrutement une prime de signature, mais depuis jour il ne lui répond plus au téléphone. Il explique aussi que la gestion du quotidien devient impossible dans cette situation, ce qui l’a poussé comme ses coéquipiers à s’endetter. 

Le Mouloudia d’Oujda est le club qui semble le plus touché par cette situation financière difficile et ses joueurs font grève depuis plusieurs jours. Mohammed Houar, le président du MCO ne répond plus aux appels des joueurs et même à ceux de l’entraineur. Les joueurs n’ont reçu aucun salaire ni prime depuis le début de la saison et d’autres attendent des salaires de la saison dernière et les primes de signature aussi, qui attendent depuis 9 mois. 

Des joueurs du MAS de Fès expliquent à Assabah qu’ils risquent d’être expulsés de leurs domiciles, parce qu’ils ne reçoivent plus de salaires depuis 4 mois, en plus des primes qui datent de la saison passée. Ces derniers ne peuvent même plus prendre leur douche après les entraînements et sont obligés de rentrer chez eux pour ce faire. 

La situation est plus grave dans les divisions inférieures. Le quotidien rappelle par ailleurs que le règlement interdit, en théorie, aux clubs tout recrutement sans la présentation de garanties financières nécessaires. 

Par Ismail El Fassi
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