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Said Naciri, la RSB et le mannequin russe

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Le numéro 1 du Wydad va sans doute libérer des joueurs, en acheter d’autres, changer d’entraîneur, de kinésithérapeute, et peut-être même le jardinier du stade Benjelloun.
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Ouf, ouf, et triple ouf! Quelle terrible semaine nous venons de passer. Une semaine marquée par une pluie de mauvaises nouvelles. La première est un peu banale: comme c’est la fin du mois, le compte en banque de nombre d’entre-nous est aussi vide que les gradins des stades en ces temps de coronavirus.

La seconde, elle, n’a rien de banal. C’est même une tragédie. Le Raja de Casablanca n’a pas pu se déplacer au Caire pour disputer sa demi-finale retour de Ligue des Champions face aux Égyptiens du Zamalek. La raison? Plus de 16 joueurs ont été testés positifs au Covid-19.
Battus à l’aller (0-1), les Verts ont donc jusqu’au 1er novembre pour aligner, au moins, 11 titulaires et 3 remplaçants, renverser les Chevaliers Blancs et rejoindre Al Ahly en finale.

Al Ahly est d’ailleurs derrière la troisième mauvaise nouvelle de la semaine. Pour atteindre ce stade de la compétition, le club cairote à humilié l’autre équipe casablancaise, le Wydad. Les Rouges, transformés en bleus le temps de 180 minutes, ont sombré à Casablanca (0-2), avant de recevoir le coup de grâce au Caire (3-1).

Le plus irritant n’est pas la prestation des hommes de Gamondi, qui, avec les moyens dont ils disposaient, ne pouvaient rivaliser avec l’ogre égyptien. Ils ont certes sorti une fin de saison presque parfaite en Botola pour finir à la deuxième place et assurer une participation en C1 la saison prochaine, mais ce n’était qu’un écart de conduite. C’est comme un mannequin russe qui, au sortir de 23 défilés, s’autorise un smarties. Pas le paquet entier, juste un seul bonbon.

Non, le plus provocant reste la lettre du président Said Naciri, publiée dans la nuit de vendredi à samedi sur la page officielle du club dont voici l’extrait le plus insignifiant: “Il faut reconnaître que des erreurs ont été commises dans la gestion de l’équipe. Nous entamerons de nombreuses mesures concrètes dès la semaine prochaine, visant une restructuration complète du Wydad, sur les plans technique, administratif, organisationnel et médiatique”.

Le numéro un du Wydad va sans doute libérer des joueurs, en acheter d’autres, changer d’entraîneur, de kinésithérapeute, et peut-être même le jardinier du stade Benjelloun. Mais est-ce le fond du problème? Ces derniers ne sont pas seul responsable de cette dégringolade du club. Ils n’ont pas acheté 11 joueurs durant le mercato hivernal, fait généralement pour ajuster son effectif. Tout le monde sait, et Naciri en premier, que le marché estival est la principale période de transferts qui permet aux clubs de définir leurs effectifs en fonction de leurs objectifs. Mais pendant ce temps, le Wydad attendait toujours de rejouer sa finale retour contre l’Espérance de Tunis, un match disputé et perdu à la CAF, à la FIFA et même au TAS.

Ses futurs boucs émissaires n’ont pas changé quatre fois d’entraîneurs en une saison. Et le temps a montré que ces choix n’ont pas amélioré les performances de l’équipe, ni satisfait les supporters. Ces fans qui, aujourd’hui, ne sont pas du tout heureux et semblent plongés dans profonde dépression, à moins qu’une âme charitable veuille bien leur filer le numéro du mannequin russe... Bon, là, on s’égare un peu…

Heureusement, que la Renaissance sportive de Berkane est passée par là pour sauver ce qui reste de cette semaine cauchemardesque. Le club de l’Oriental a remporté son premier titre continental en battant en finale les Égyptiens de Pyramids FC. Ce n’était certes pas la plus belle finale de l’histoire, mais ne boudons pas le plaisir, profitons, et prions que le Raja nous offre un nouveau frisson, dimanche prochain.

Par Adil Azeroual
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2 commentaires /

  • Sekkat
    Le 30 Oct. 2020 à 09h33
    Trés bon commentaire de Hakim
  • Hakim
    Le 26 Oct. 2020 à 13h41
    Naciri est indigne d'un club comme le WAC, il est d'ailleurs indigne tout court ...
    Le président d'un club qui se veut l'égal des grandes équipes que compte ce continent doit avoir de la prestance, de la crédibilité et, surtout, avoir un projet à court, à moyen et à long terme pour rivaliser avec les autres.
    Il n'a rien de tout ça, c'est un clown qui pense qu'il est quelqu'un alors qu'il passe son temps à gesticuler sans but précis et sans une once de bienséance juste pour faire parler de lui. Ce sont des gens comme lui qui contribuent à dévaloriser ce sport que nous aimons tant. On appelle ça le nivellement par le bas, il faudrait que quelqu'un lui explique ce que ça veut dire.
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