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Eh non, le Raja ne méritait pas mieux!

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Un Raja courageux mais limité, qui a joué petit bras, a fini par s’incliner devant une équipe d’Al Ahly qui était pourtant prenable. Dommage.
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La finale de cette Supercoupe d’Afrique a accouché d’une souris. Techniquement faible, disputé sur un faux rythme entre une équipe qui a ouvert le score très tôt (le Raja) et qui ne fait que défendre, et une équipe dominatrice mais tétanisée par l’enjeu et sans doute fatiguée (Al Ahly), le match a fini par sourire au moins faible des deux. Et le moins faible s’appelle Al Ahly.

Entre l’ouverture du score, sur un but csc dès la 13e minute, et l’égalisation à la fin du temps réglementaire (90e minute), il ne s’est pas passé grand-chose. Inutile de s’en prendre à Anas Zniti, qui n’a arrêté aucun tir au but, ou à Madkour qui a raté le sien, c’est bien dans le jeu que le Raja a failli.

Est-ce que les Verts avaient de la marge pour mieux faire? Sans doute oui. Et ils avaient sans doute l’envie aussi. Mais, avaient-ils les moyens de leurs ambitions? Probablement non.

Quand, dans une finale, on a la chance d’ouvrir le score très vite, et qu’on choisit de défendre, on ne peut pas uniquement jouer la montre. Il faut attendre son heure, certes, mais il faut surtout profiter des espaces laissés libres par l’adversaire, obligé de se découvrir à mesure que le temps passe. Ce que le Raja n’a pas fait.

Pour gagner, le Raja se devait de faire le break, de «tuer le match», selon l’expression consacrée. Il en a eu plusieurs fois l’occasion.

Rien qu’avec les montées intempestives et non couvertes de Maâloul côté gauche, et les situations de supériorité numérique quasi-inespérées, il y avait de la place. Mais il aurait fallu que Madkour ajuste ses centres, que Metouali assure sa dernière passe, ou que Hamid Aheddad fasse le bon appel au bon moment. Rien de tout cela n’a été fait.

Avec un Rahimi ou un Malongo, tous deux partis à l’intersaison sans être vraiment remplacés, le Raja aurait fait le break et plié le match avant les 90 minutes. Les Verts de Wilmots n’avaient pas les moyens de leurs ambitions, tout simplement. Il suffit de jeter un œil à leur banc de touche. Parmi les remplaçants potentiels, il n’y avait aucune pièce de rechange offensive.

Il ne restait plus qu’à jouer petit bras, à subir, à plier, et à compter sur les maladresses des Egyptiens ou les miracles de Zniti, avec les interventions hara-kiri de Hadhoudi, pour espérer s’en sortir. Mince comme argument, même si cela a failli marcher. Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

On dit que la chance sourit aux plus audacieux, et cela s’est vérifié dans le match d’hier soir. Avec une possession de 70%, Al Ahly a fini par y arriver sans être franchement incisif. Les meilleures armes offensives de cette équipe étaient émoussées, parce qu’elles ont pris part à la récente Fifa Arab Cup. Les Egyptiens étaient prenables. Mais ils ont eu affaire à une équipe du Raja qui n’avait que son cœur et son courage pour les contrarier. A ce niveau, et sauf miracle ou coup de chance, ce n’est jamais suffisant.

Par Footix marocain
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