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L’appel de l’histoire

La joie des Lions de l'Atlas contre la Belgique, le 27 novembre 2022. © Copyright : AFP
Aux portes de la gloire, les Lions et leur coach ne doivent surtout pas jouer le nul, mais viser la victoire pour écrire leur propre histoire.
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Chaque spectateur présent dans les tribunes du stade Al Thumama pourra dire qu'il y était, ce jour-là. Ce jeudi 27 novembre 2022 est appelé à entrer dans les annales du football marocain comme une date historique. Celle d'un match d'exception au cours duquel, quatre-vingt-dix minutes durant, les Lions de l’Atlas ont réalisé le match parfait, ou même s'ils n'y parviennent pas, au moins une performance grandement proche de celle conclue par une victoire sur un score de deux buts à zéro face à la Belgique…

Les Diables rouges ont explosé en vol. Et ni Hazard, ni De Bruyne, ni même Lukaku n'ont pu, ne serait-ce qu'une seule seconde, enrayer l'incroyable cadence des Vert et Rouge.

Enfin! Après une longue série de défaites, de résultats décevants et de petits matchs, l’équipe nationale a remporté une rencontre en Coupe du Monde. Mine de rien, la dernière victoire du Maroc remonte à 1998: c’était contre l’Ecosse (3-0), lors du Mondial français.

«On est un peu rentré dans l'histoire du Maroc, voilà de longues années qu'on n'avait pas gagné de match en Coupe du monde, mais on ne va pas s'arrêter là», a déclaré coach Walid Regragui après le match.

En effet, au-delà du symbole, ce succès propulse le Maroc en tête du classement de son groupe ex aequo avec la Croatie, bourreau des espoirs canadiens qui ne sont finalement pas si mauvais en foot qu’on ne le pensait.

Avec quatre points, les Lions de l'Atlas seront maîtres de leur destin contre les Nord-américains. Un nul suffit pour qu’ils se qualifient pour les huitièmes de finale et égaler, ainsi, la génération 86 des Aziz Bouderbala, Abdelmajid Dolmy et autres Mohamed Timoumi. Mais ce serait prendre un gros risque que d'aborder cette rencontre à la légère, et Regragui en est bien conscient: «Si on joue pour faire nul, on fera une grande erreur, il faut garder le même plan. Nous sommes venus pour gagner, et ce serait une erreur d'avoir une autre mentalité».

Aux portes de la gloire, les Lions et leur coach ne doivent surtout pas jouer le partage des points, mais viser la victoire pour écrire leur propre histoire. Celle d’un groupe qui, en une seule édition, a égalé le nombre de succès de toutes les équipes nationales lors des cinq participations au Mondial (3-1 contre le Portugal en 1986 et 3-0 contre l’Ecosse en 1998).

C’est dire combien est importante une victoire des Lions contre le Canada. Elle ouvrirait la voie à une performance qui égalerait en une seule édition tout le palmarès de l’équipe nationale pendant les précédentes participations au Mondial. Cette victoire marquerait une rupture avec le passé et ouvrir la voie aux rêves les plus fous.

C'est donc prudents mais sûrs de leurs qualités que les coéquipiers de Hakim Ziyech doivent aborder leur dernier match de la phase de poules du tournoi qatari face à un adversaire qui n'a rien d'une troupe d'enfants de chœur. L’heure n’est pas aux comptes d’apothicaire. Il faut gagner!

Par Adil Azeroual
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