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Wimbledon: une édition 2022 avec l'Ukraine en arrière-plan

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Wimbledon, qui débute lundi, sera disputé sans joueurs et joueuses russes et bélarusses, exclus en raison de l'invasion de l'Ukraine, mais ce n'est pas le seul impact du conflit sur le prestigieux tournoi londonien sur gazon.
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A quelques heures des premiers échanges sur les courts du All England Club, Sergiy Stakhovsky a publié sur Twitter un message où il fait le lien entre son passé de joueur et son présent d'engagé volontaire dans l'armée ukrainienne.

"C'était nous... C'est maintenant notre Wimbledon... La nuit dernière, 62 missiles et roquettes ont visé différentes villes d'Ukraine... #stoprussia #boycottrussia #helpukraine", a-t-il écrit en légende de photos le montrant lui et son compatriote Alexandr Dolgopolov, désormais militaire lui aussi, à Wimbledon durant leur carrière.

Parmi ces photos, Stakhovsky après sa victoire au 2e tour de l'édition 2013 contre le Suisse Roger Federer, roi de Wimbledon avec ses huit sacres.

Si Stakhovsky est partisan de bannir, en guise de sanctions, les sportifs russes et bélarusses de toutes les compétitions, la décision de priver le N.1 mondial Daniil Medvedev et ses compatriotes de Wimbledon est globalement critiquée par les cadors du tennis.

"Je ne vois pas en quoi ils ont quelque chose à voir avec ce qu'il se passe. Je ne pense pas que cela soit juste", a ainsi estimé l'ancien N.1 mondial Novak Djokovic, l'un des favoris pour le titre.

"Ce n'est pas une bonne idée d'avoir interdit les joueurs russes, a renchéri l'Australien Nick Kyrgios. Medvedev est le meilleur joueur de notre sport. Quand les caméras se mettent en marche et que les spectateurs regardent, ils doivent pouvoir voir les meilleurs".

L'ancienne reine du tennis féminin Serena Williams, de retour à la compétition après un an d'absence, a elle choisi de pas évoquer cette question: "C'est un sujet lourd qui a une forte implication politique, je préfère m'abstenir", a-t-elle expliqué.

Une joueuse russe, Natela Dzalamidze, spécialiste de double, a elle changé de nationalité pour pouvoir participer à Wimbledon et représente désormais la Géorgie.

De leur côté, les organisateurs du tournoi ont annoncé qu'ils allaient distribuer des billets d'entrée pour les matches aux réfugiés ukrainiens qui vivent dans les quartiers voisins de Wimbledon.

Ils ont également prévu de faire un don de 250.000 livres (290.000 euros) à une association d'aide aux réfugiés.

Par Le360 (avec AFP)
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