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Sidérurgie: les professionnels arabes unissent leurs efforts

Par Ismail Benbaba le 13/11/2017 à 23h53

Kiosque360. Selon les prévisions de l’Union arabe du fer et de l’acier (UAFA), la production de l’industrie s’établirait à 30 millions de tonnes par an de produits sidérurgiques à fin 2017, soit 2% de la production mondiale. Pour changer la donne, les sidérurgistes arabes misent sur la R&D.

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Les sidérurgistes arabes partent en guerre contre le dumping, affirme L’Economiste dans sa publication de ce 14 novembre. Et le quotidien de souligner qu’en dépit des efforts consentis, le monde arabe n’arrive toujours pas à se faire une place de choix sur l’échiquier mondial de la sidérurgie. L'Economiste fait remarquer, à ce propos, que le monde arabe reste la zone la moins bien lotie pour tout ce qui concerne le développement de l’industrie du fer et de l’acier. Notons qu’entre 1980 et 2016, la production sidérurgique arabe a été multipliée par 10, passant de 2,6 millions de tonnes à 28 millions de tonnes.

 

Selon les prévisions de l’Union arabe du fer et de l’acier (UAFA), qui a d’ailleurs organisé son sommet à Casablanca en octobre dernier, la production s’établirait à 30 millions de tonnes par an de produits sidérurgiques à fin 2017. Ce qui correspondrait à 2% de la production mondiale. Mais ce volume est appelé à évoluer en raison du développement de nouvelles capacités de production, notamment en Algérie et en Egypte, ce qui amène les professionnels à tabler sur une production de 40 millions de tonnes à l’horizon 2020, note L’Economiste.

 

Sur le plan de la consommation des produits sidérurgiques dans les pays arabes, le volume s’élève à 210 Kg par habitant contre 350 Kg en Europe et 10 Kg en Afrique subsaharienne. Force est de constater que le marché enregistre une forte demande, dopée par les colossaux projets d’infrastructures en cours dans plusieurs pays du Golfe (Le Qatar avec la Coupe du monde 2022, les Emirats Arabes Unis avec l’événement Expo 2020 notamment et l’Arabie saoudite où de grands projets sont en cours). Mais le quotidien fait remarquer que, malgré ce regain d’activité, la conjoncture régionale et mondiale ralentit la croissance du secteur.

 

De plus, l’apport de la R&D dans l’industrie sidérurgique arabe reste faible. De même, les capacités excédentaires de la production mondiale, les augmentations des coûts des intrants ainsi que la pratique du dumping par certains pays, dont notamment la Chine, aggravent la situation. Pour redresser la barre, L’Economiste indique que les professionnels arabes misent sur la R&D et les mesures anti-dumping.

 

Lors de la rencontre de Casablanca, ils ont d’ailleurs lancé un appel à leurs pays respectifs pour prendre les mesures idoines visant notamment les importations de produits sidérurgiques. Ils insistent également sur l’instauration de la «préférence nationale» qui contraint les grands donneurs d’ordre à solliciter d’abord le marché interne avant d’avoir recours à l’importation. 

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