Séisme dans le sud du Japon, plusieurs bâtiments détruits

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Un "fort" tremblement de terre, de magnitude 6,4, s'est produit jeudi soir dans le sud-ouest du Japon, dans la préfecture de Kumamoto, où se trouvent plusieurs réacteurs nucléaires, a annoncé l'agence de météorologie japonaise.

Le 14/04/2016 à 15h19

Le séisme survenu à 21H26 (12H26 GMT) n'a pas créé de risques de tsunami, a précisé l'agence de météorologie japonaise.

L'Institut américain de géophysique (USGS) a pour sa part mesuré une magnitude de 6.Un deuxième séisme, de magnitude 5,7, a eu lieu à 22H07, a annoncé plus tard l'agence de météorologie japonaise, excluant cette fois encore l'éventualité d'un tsunami.

Selon la chaîne de télévision NHK, les secousses ont été très fortes par endroits, d'une intensité égale, voire supérieure, à celle du séisme du 11 mars 2011. Des dégâts ont déjà été recensés, comme des bâtiments détruits, d'après la même source, mais encore peu d'informations étaient disponibles.

La compagnie d'électricité de la région, Kyushu Electric Power, a assuré qu'aucune anomalie n'avait été relevée dans la centrale nucléaire de Sendai où se trouvent les deux seuls réacteurs du Japon en service.

Nous vérifions si le tremblement de terre a eu un impact sur notre centrale mais elle fonctionne pour le moment normalement", a dit un responsable de la centrale à l'AFP.

Ce n'est pas un séisme de magnitude équivalente à celle du tremblement de terre à l'origine d'un raz-de-marée il y a cinq ans (qui était égale à 9), mais cette fois l'épicentre était dans le centre de l'île de Kyushu et l'hypocentre situé à seulement 10 km de profondeur, d'où la force des secousses, selon l'agence de météorologie.

Une cellule de crise a été immédiatement créée par le gouvernement avec les principales autorités concernées. "J'ai ordonné que soient données à la population toutes les informations nécessaires et que tout soit mis en oeuvre pour les (opérations de) secours", a déclaré aux journalistes le Premier ministre, Shinzo Abe. Il devait ensuite regagner son bureau, selon la NHK.

"Il faut être très vigilant car des répliques importantes peuvent se produire dans les heures à venir", a insisté un sismologue de l'université de Tokyo. La NHK a diffusé d'impressionnantes images des secousses, grâce à ses caméras qui se déclenchent automatiquement dans ces circonstances.

Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, subit chaque année plus de 20% des séismes les plus forts recensés sur Terre.

Le 14/04/2016 à 15h19