Espagne: 700 Marocains de confession juive naturalisés

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Revue de presseKiosque360. Ils sont les descendants des juifs sépharades expulsés d’Espagne il y a 500 ans. Mais ce sont également les propriétaires d’avoirs importants à l’étranger. Pour les banques ibériques, ces nouveaux Espagnols représentent une clientèle très intéressante.

Le 02/11/2015 à 22h59

L’Espagne profite des retombées de la contribution libératoire mise en place par le gouvernement marocain afin de rapatrier les liquidités et avoirs détenus par les citoyens marocains à l’étranger. Selon le quotidien “Assabah”, qui rapporte l’information dans son numéro de mardi, «les banques ibériques vont recevoir des dépôts, dont la somme dépasse celle du bilan de la contribution libératoire. Et pour cause, Madrid a naturalisé plus de 700 Marocains de confession juive». Cette opération leur a permis d’échapper aux sanctions imposées dans le cadre de la contribution libératoire.

Selon les sources du quotidien, 4302 personnes ont été récemment naturalisées, dont une majorité est de nationalité marocaine. «Les familles concernées ont vu leur nom publié sur le denier bulletin officiel espagnol (numéro 259, daté du jeudi dernier)», rapporte le journal qui en détient copie.

Au total, plus de 700 noms de familles marocaines figurent sur cette liste. «Des familles entières, parfois de 6 membres, y sont indiquées comme cette famille marocaine dont deux membres ont été récemment accusés de tenter de contourner la loi sur la contribution libératoire», rapporte le journal.

Selon les sources du quotidien, cette opération est une réponse à la stratégie du gouvernement marocain qui voulait encourager le rapatriement des avoirs détenus par les Marocains à l’étranger. Elle a donc démarré au moment même où la mise en place de la stratégie marocaine se précisait.

«Sont concernés par cette opération de naturalisation, les descendants des Juifs sépharades expulsés d’Espagne en 1492», précise “Assabah”. Mais pour Isaac Queroub, président des communautés juives d’Espagne, cette démarche vise officiellement à réparer une injustice qui date de plus de 500 ans.

Par Abdelhafid Lagzouli
Le 02/11/2015 à 22h59