Tanger: les hôteliers broient du noir

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Revue de presseKiosque360. Les opérateurs du secteur hôtelier, à Tanger, sont dans un marasme financier sans précédent. Les diverses restrictions prises par les autorités, ces derniers mois, ont anéanti tous les espoirs placés dans la période estivale. De plus, les professionnels n’ont aucune visibilité.

Le 25/08/2020 à 22h40

Les hôteliers de Tanger ont d’ores et déjà tiré un trait sur l’été 2020, nous apprend L’Economiste dans sa publication de ce mercredi 26 août. Alors que les opérateurs touristiques de la ville misaient énormément sur la saison estivale pour renflouer leurs caisses et compenser les pertes engendrées par l’état d’urgence, l’été aura finalement été une période totalement creuse. Toutes les mesures prises, ces derniers mois, par les autorités pour limiter la propagation du coronavirus, n’ont pas été de nature à inciter les touristes, mêmes nationaux, à se rendre à Tanger. Selon L’Economiste, pour le mois d’août, la moyenne du taux d’occupation des hôtels en activité s’est établie à environ 15% pour les 5 étoiles et 14% pour les 4 étoiles. Le journal poursuit en faisant remarquer que près d’un hôtel sur 2 est fermé, en attendant des jours meilleurs.

Notons, toutefois, que quelques unités, situées en dehors du périmètre urbain, ont atteint les 32% de taux d’occupation. Le quotidien souligne que, sur la côte de Tétouan, la tendance était plutôt inversée, avec des chiffres bravant toute concurrence à la faveur du report de la rentrée scolaire, avec un rallongement de la saison jusqu’à la mi-septembre pour certains établissements. Selon les professionnels, la visibilité pour le secteur, à Tanger, est nulle. Cette crise touche également les agences de voyage et les restaurateurs et cafetiers, précise L’Economiste

Par Ismail Benbaba
Le 25/08/2020 à 22h40