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Législatives 2016: et si le «parti du canapé» votait massivement?

Par Mohamed Younsi le 08/09/2016 à 20h30

Kiosque360. La forte participation des électeurs aux prochaines élections législatives est le seul moyen de barrer la route à la dépravation sous toutes ses formes, de neutraliser toute manipulation et de poursuivre le processus des réformes.

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«Et si dix millions de Marocains, sur les 15.700.000 inscrits sur les listes électorales générales, votaient aux prochaines élections législatives?». «Et si le tiers du peuple marocain disait son mot au prochain scrutin et mettait en place un gouvernement représentatif, légitime et fort?».

Telles sont les questions soulevées par l’éditorialiste du quotidien Akhbar Al Yaoum, Taoufik Bouachrine  qui appelle «les électeurs à voter massivement le jour du scrutin pour barrer la route à la dépravation et à la corruption». Ceci, dans l'édition du journal de ce vendredi 9 septembre.

 

De même, a-t-il fait remarquer, cette forte participation pourrait notamment réduire l’impact de «l’application du seuil retenu de 3%, de l’actuel découpage électoral, du mode de scrutin, de l’interdiction des rassemblements des partis, des dysfonctionnements dans les opérations d’inscription sur les listes électorales, de la suspension des projets des ministères et des communes à deux mois des élections…». Par ailleurs, la forte participation pourrait contribuer à réduire l’utilisation de l’argent sale pour l’achat des voix et empêcher, ainsi, les corrupteurs d’obtenir une majorité.

«Un candidat qui gaspille 4 millions de dirhams pour acheter des voix sans parvenir à arracher un siège au Parlement ne récidivera pas la prochaine fois puisqu’il sait pertinemment qu’il est perdant», explique l’éditorialiste.

 

Ainsi, le peuple, en allant voter massivement, finira par vaincre tous les autres intervenants dans le processus électoral, laisse entendre l’éditorialiste, réputé proche de certains membres du Parti du la Justice et de développement (PJD), qui conduit l’actuelle majorité gouvernementale.

 

«Le mouvement du 20 février a montré que la société marocaine, notamment les jeunes et la classe moyenne, ne veut pas de changement de régime et reste convaincue qu’il est encore possible de réformer le système à partir de l’intérieur, de l’assainir de la dépravation et de l’asservissement (Attahakoum)», écrit l’éditorialiste.

Et de souligner que «le peuple espère voir une alliance se concrétiser entre le courant réformateur dans les partis politiques, la société civile et l’institution monarchique en vue de bâtir le Maroc de demain». Le «parti du canapé», plus fort que ceux qui boycottent, notamment, l’association «Al adl wal ihassane» et le parti d’Annahj Addimocrati, pourrait changer la donne en allant voter massivement le jour du scrutin.