Terrorisme: le "grossiste de Fès" risque la peine maximale

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Revue de presseKiosque 360. Dernière ligne droite dans l’affaire de Said Alouani, alias "Le grossiste de Fès", poursuivi pour le financement de l'"Etat islamique". Le parquet a requis la peine maximale à l'encontre du prévenu.

Le 23/11/2015 à 01h49

Nouveau rebondissement dans l’affaire du "Grossiste de Fès" soupçonné d’avoir assuré la financement direct de l'organisation terroriste, dite "Etat islamique" (EI). Selon le quotidien “Al Massae”, dans son édition de ce lundi 23 novembre, le parquet a requis vendredi la peine maximale à l’encontre du mis en cause.

La Chambre criminelle chargée des affaires du terrorisme a auditionné Said Alouani, poursuivi pour de lourds chefs d’accusation, notamment l’utilisation des revenus issus de ses investissements dans les produits périmés et impropres à la consommation pour financer la nébuleuse de Daech, rappelle la publication.

La défense a vivement critiqué le fait que son client soit jugé deux fois pour le même motif, faisant allusion à l’affaire de fraude dans les produits de consommation, relève la publication qui croit savoir que lors de la prochaine audience elle présentera des arguments pertinents.

Fin octobre, le dénommé Said Alouani a été présenté en état d'arrestation devant le procureur du roi près le tribunal de première instance de Fès, sur la base de nouvelles accusations, à savoir l’émission de quatre chèques sans provision.

Pour rappel, l'enquête dont fait l'objet l’accusé, interpellé par le Bureau central d'investigations judiciaires (BCIJ) relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire national (DGST), avait révélé que le mis en cause, imprégné de l'idéologie extrémiste, s’activait dans le recrutement et l'envoi de certaines personnes pour rallier Daech.

Par Samir Chennaoui
Le 23/11/2015 à 01h49