Baccalauréat: des erreurs dans les réponses-types provoquent une nouvelle polémique

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Revue de presseKiosque360. La correction des épreuves du baccalauréat a de nouveau été suspendue dans la région de Casablanca. Cette fois, ce sont des réponses erronées fournies avec le barème qui ont poussé les correcteurs à protester.

Le 14/06/2017 à 20h56

Une nouvelle polémique vient d’éclater autour de la correction des épreuves du baccalauréat. Le journal Assabah, qui parle de «véritable scandale» dans son édition de ce jeudi 15 juin, affirme que la polémique concerne, cette fois, l’examen régional de Casablanca-Settat. 

Ainsi, indique le journal, les professeurs chargés de corriger les épreuves ont été surpris de constater que certaines réponses fournies par le ministère, avec le barème de correction, étaient erronées. Ce qui pose un sérieux problème puisque c’est sur la base de ces réponses-types que le candidat est noté. Ce problème, affirme Assabah, ne concerne heureusement que les épreuves d’Histoire-géographie. La réponse proposée pour l'une des questions principales de l’examen de géographie a même été jugée hors-sujet.

Les professeurs ont donc suspendu la correction des épreuves et provoqué un tollé général dans le centre d’examens. Ce cafouillage, note le journal, n’a finalement duré que quelques heures, le temps pour les responsables des examens de rectifier le tir. Cependant, les professeurs concernés ne semblent pas près de fermer les yeux. Ils exigent, affirme le quotidien, qu’une enquête soit immédiatement ouverte par le ministère et que les responsables soient désignés et sanctionnés.

En effet, les correcteurs soutiennent que ce genre d’erreurs porte atteinte à la crédibilité des examens et à la transparence de toute l’opération. Ils estiment que c’est l’avenir de dizaines de milliers de jeunes élèves qui risque d’en pâtir. Cela pose également, de nouveau, la question de la compétence des commissions chargées des énoncés et réponses d'examens.

Le journal rappelle qu'il ne s’agit là que de l’une des raisons de la colère des correcteurs. L’opération de correction a été, en effet, interrompue à plusieurs reprises, cette année, pour différents motifs. Ainsi, quand ce n’est pas le système «Massar» qui pose problème aux enseignants qui n’arrivent toujours pas à s’y adapter, ce sont les conditions de travail qui ne leur conviennent pas ou encore le niveau de rémunération de l’opération qui est jugé trop bas. Autant de motifs qui les incitent à protester et suspendre les corrections, alors que les résultats sont attendus pour le 22 juin, soit dans une semaine.

Par Amyne Asmlal
Le 14/06/2017 à 20h56