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Lions de l’Atlas: le déficit physique peut-il tout expliquer?

Youssef En-Nesyri contre l'Afrique du Sud. © Copyright : Le360 / Khadija Sabbar
Non, les Lions de l’Atlas ne sont pas devenus nuls d’un coup, après avoir tant brillé au Mondial. Ils ont joué avec les mêmes vertus (et les mêmes joueurs) qu’au Qatar. Et pourtant, cela n’a pas marché. Pourquoi?

Il y a d’abord des raisons liées au match fatal, face à l’Afrique du Sud (0-2). Résumons-les: mauvaise composition de départ (Ezzalzouli et Adli trop tendres, Mazraoui, Saïss et Amellah trop courts), mauvais coaching (aligner En-Nesyri et El Kaabi ensemble, une totale aberration qui ressemble à un réflexe de panique et à un aveu d’impuissance). Et surtout une mauvaise gestion des moments-clés du match (laisser Hakimi tirer le penalty de la dernière chance, alors que Harit ou même El Kaabi sont de meilleurs tireurs).

Sur ce match décisif, la lecture de Regragui a été complètement ratée. Il a eu tout faux. Les faiblesses et les signes inquiétants que l’on a pu relever face à la RDC, en phase de groupes, se sont donc confirmées.

A la décharge des Marocains, on notera quand même que la RDC et l’Afrique du Sud sont deux sélections de qualité: elles seront présentes dans le dernier carré de cette CAN, et ce n’est pas un hasard. Qui sait, peut-être que l’une de ces deux équipes ira jusqu'au bout…

Globalement, et sur les quatre matchs disputés, les Lions de l’Atlas ont montré un niveau physique très insuffisant. C’est quelque chose que Regragui doit nous expliquer. Le climat et les horaires sont des prétextes, il faut trouver autre chose. On peut s’interroger, comme on l’a fait ici même avant le début de la compétition, sur le choix de se rendre très tôt en Côte d’Ivoire. La défaillance physique des Marocains vient peut-être de ce choix. 

Ce qui est certain, c’est que la stratégie «physique» des Marocains, avec une soi-disant montée en puissance au fil des matchs, a été désastreuse. On a vu le contraire. Sur le terrain, et de match en match, on a assisté à une dégringolade physique. Et si le Maroc avait passé les huitièmes, il aurait joué les quarts sur les rotules. Faute de coffre, les Lions n’avaient rien sous le capot.

Cet énorme déficit physique, il faudra donc nous l’expliquer. C’est une question sur laquelle le staff technique est attendu.

Regragui s’est (trop) reposé sur les acquis et les certitudes du Mondial. Le même plan de jeu. Mais le plan a été faussé par deux détails. Le premier, c’est que le Maroc, et contrairement au Mondial où il subissait le jeu et jouait sans pression, avait cette fois un statut à assumer sur le terrain: il devait prendre le jeu à son compte et mettre le pied sur le ballon. Avec, au milieu, la paire Amrabat–Amellah, c’était quasi-mission impossible.

Le deuxième grain de sable, c’est ce déficit physique, encore et toujours. En Côte d’Ivoire, on n’a pas vu les courses d’Ounahi, son jeu entre les lignes. On n’a pas vu les deuxièmes ballons d’Amellah. On n’a pas vu les vrais-faux appels d’En-Nesyri. On n’a pas vu les retours des joueurs de couloir pour densifier le milieu et créer une première barrière impossible à franchir. On n’a pas vu ce pressing haut, ce coulissage qui bouchait les espaces, cette animation offensive «dansante» que seules les courses croisées des milieux rendaient possible.

Ce qu’on a vu, ce sont des joueurs qui n’arrivaient jamais à attaquer et à défendre ensemble. Sans jus, sans idée, sans fond de jeu et sans aucun plan B. Le déficit physique peut-il tout expliquer?

Par Footix marocain

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3 commentaires /

  • Hakim
    Le 05 Feb. 2024 à 15h10
    Déficit physique, c'est sûr ! Et il va falloir y remédier d'ici juin 2025 parce-qu'il ne fera pas moins chaud au Maroc à cette période là. Mais il y a aussi un schéma tactique trop lisible et prévisible, des choix de joueurs discutables, des polémiques qui n'ont pas lieu d'être pendant une compétition et qui sont le reflet d'une forme d'arrogance. On s'est vus trop beaux, il faut vite redescendre de notre nuage, travailler dur et trouver le bon équilibre entre routine et sang neuf. C'est bien que Regragui reste. Pour une fois, on fait le choix de la continuité au lieu de tout chambouler après une défaite. Il tient son groupe, ce que ses prédécesseurs n'ont pas réussi à faire. Ceci dit, il faudra aussi qu'il accepte de se remettre en question, de prendre des risques. Sinon, il faudra lui adjoindre un tacticien plus créatif. Il faut maintenant que la mayonnaise prenne, un équipe qui ne gagne rien ne sera jamais une grande équipe.
  • footoir
    Le 05 Feb. 2024 à 12h51
    Une réflexion sur cette CAN ,la différence entre la coupe du monde et la CAN c'est à 360° l'arbitrage africain.il y a des déchets des décisions arbitrales.Le VAR est manipulé de façon arbitraire et faussé par certaines analyses d'images.On est pas dupe ,le champion d’Afrique se fera écrasé par une équipe asiatique,américaine,ou européenne facilement car les coulisses de la CAF fait et fera reculer le foot africain.La CAF d’aujourd’hui ne donne pas raison ni protéger ni respecter les meilleurs équipes africaine.il faut un arbitrage asiatique,américaine du sud et pas européenne car la CAF est influence de la fifa.l’Afrique du sud de Motsepe a volé le Maroc,il y avait faute sur Zelzouli donc penalty.Le banc de touche est resté mué aucune contestation ni bruit sur cette injustice,peut être il nous fallait un cadre égyptien pour cette tache dans le staff.Pour gagner en Afrique il faut un jeu limpide et clair ou l'arbitrage n'aura pas d'influence,comme à les équipes européenne qui dominaient les équipes africaines qui gagnaient la coupe d’Afrique.L’échec du Maroc ce n'est ni la faute de Mezraoui ou un autre encore un bouc émissaire pour étouffer un échec ,c'est la faute tactique d'un groupe ou la rigueur était absente due peut être à une autosatisfaction d'une quatrième place mondiale ,car la troisième place n’intéressait pas monsieur.Et c'est là ou Regragui a péché pour la suite.
  • footoir
    Le 05 Feb. 2024 à 12h48
    Une réflexion sur cette CAN ,la différence entre la coupe du monde et la CAN c'est à 360° l'arbitrage africain.il y a des déchets des décisions arbitrales.Le VAR est manipulé de façon arbitraire et faussé par certaines analyses d'images.On est pas dupe ,le champion d’Afrique se fera écrasé par une équipe asiatique,américaine,ou européenne facilement car les coulisses de la CAF fait et fera reculer le foot africain.La CAF d’aujourd’hui ne donne pas raison ni protéger ni respecter les meilleurs équipes africaine.il faut un arbitrage asiatique,américaine du sud et pas européenne car la CAF est influence de la fifa.l’Afrique du sud de Motsepe a volé le Maroc,il y avait faute sur Zelzouli donc penalty.Le banc de touche est resté mué aucune contestation ni bruit sur cette injustice,peut être il nous falait un cadre égyptien pour cette tache dans le staff.Pour gagner en Afrique il faut un jeu limpide et clair ou l'arbitrage n'aura pas d'influence,comme à européenne qui dominaient les équipes africaines qui gagnaient la coupe d’Afrique.L’échec du Maroc ce n'est ni la faute de Mezraoui ou un autre encore un bouc émissaire pour étouffer un échec ,c'est la faute tactique d'un groupe ou la rigueur était absente due peut être à une autosatisfaction d'une quatrième place mondiale ,car la troisième place n’intéressait pas monsieur.Et c'est là ou Regragui a péché pour la suite.
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