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À 11 contre 10, on joue la gagne, rien d’autre!

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Quand un fait de jeu vous sourit, comme l’expulsion d’un adversaire, il faut en profiter en renforçant son animation offensive. C’est le b.a.-ba du football moderne. Dommage que certains l’oublient.
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Il y a actuellement un vent de réforme qui souffle sur le football marocain. Tant mieux. Mais il ne faut pas oublier le plus important, c’est-à-dire le jeu.

Malgré les progrès de la Botola, le jeu reste parfois plombé par certains réflexes. Comme celui de jouer avec le frein à main, alors que les faits de jeu vous poussent à la prise de risques.

Regardez le match en retard, qui a opposé hier soir Berkane à Berrechid (1-1). Les locaux doivent faire leur autocritique et comprendre pourquoi ils ont laissé filer une victoire qui leur tendait les bras. Ce n’est pas la faute à pas de chance. Berkane n’a pas gagné parce que Berkane n’a pas mis les ingrédients pour gagner.

A la 55ème minute, et alors que le score est en faveur de Berrechid, un fait de jeu change tout. Les visiteurs perdent leur principale arme offensive, l’attaquant ougandais Kaddu, expulsé après un deuxième jaune. Une aubaine inespérée pour les locaux…

Quand une équipe doit marquer et se retrouve en supériorité numérique, avec l’expulsion de l’attaquant d’en face, elle met le paquet. C’est le coaching qui entre alors en jeu. On sort un milieu défensif ou un arrière et on met un attaquant. On demande aux latéraux de «camper» aux abords de la surface adverse, on fait remonter tout le bloc-équipe, et on demande aux milieux et même aux défenseurs de se jeter sur les deuxièmes ballons.

C’est comme cela que l’on peut créer le surnombre devant, pour espérer marquer des buts.

Mais la RSB n’en fera rien. Le coach Pedro Benali se contente de changements classiques, c’est-à-dire du poste pour poste. Il fait comme s’il n’était pas en supériorité numérique, et comme s’il n’avait pas un retard à combler.

Résultat, Berkane pousse mais dans le désordre, sans créer le surnombre à l’intérieur de la surface. Ils joueront jusqu’au bout avec un attaquant, un seul, et en gardant le frein à main, c’est-à-dire sans sacrifier ni leur milieu défensif, ni l’un de leurs défenseurs.

Au final, il y a 1-1, alors qu’en prenant qu’avec plus d’audace, le score aurait dû basculer vers un 2-1 ou 3-1.

Berkane a perdu deux points. Mais, étant donné le coaching ultra frileux, ils ne méritaient pas mieux.

L’idée ici n’est pas de jeter la pierre à Pedro Benali, qui est sous pression à cause de ses résultats moyens avec la RSB. Le problème va au-delà de ce coach et de ce club, auxquels on souhaite bonne chance pour le reste de la saison.

Le problème, c’est cette mentalité et cette culture qu’il faut «réformer». Cela fait partie des exigences du football moderne. Quand un fait de jeu vous sourit, comme l’expulsion d’un adversaire, il faut en profiter en renforçant son animation offensive.

On ne peut pas se contenter d’attendre un autre cadeau du ciel, c’est-à-dire une balle arrêtée ou une faute adverse. Ce genre de miracle, il faut le provoquer, il faut le mériter surtout, en «oubliant» certaines consignes défensives pour essayer de faire craquer la défense adverse.

Ce n’est pas pour rien que l’on dit que la chance sourit aux audacieux.

Par Footix marocain
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