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À un mois des éliminatoires de la CAN, les Lions inquiètent

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Dans un mois, les Lions de l'Atlas entameront les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2021. Force est de constater que leurs dernières sorties sont loin, très loin d'être convaincantes.
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À peine quatre matches à la tête des Lions de l'Atlas, et le bilan de Vahid Halilhodzic est déjà alarmant. Face à des adversaires modestes (aucun n'a disputé la dernière CAN), le Maroc n'a pas été capable de livrer une seule prestation satisfaisante. Après le nul contre le Burkina Faso (1-1) et la courte victoire face au Niger (1-0), les Lions ont été tenus en échec par le 102e mondial, la Libye, et ont perdu hier soir à Tanger face au Gabon (2-3).

Première défaite
C'est donc contre le Gabon hier soir que les Lions version Vahid ont subi leur première défaite. Même s'ils ont eu le mérite de revenir au score par deux fois, les coéquipiers de Nordin Amrabat ont chuté à domicile. Dominateurs en terme de possession de balle ils n'ont pourtant jamais maîtrisé la rencontre, se laissant aspirer par les Panthères qui excellent dans l'art du contre rapide.

Tactiquement les Lions sont apparus démunis, abusant des longs ballons en première mi-temps, ignorant trop souvent les milieux de terrain. Résultat, peu d'attaques placées et de rares occasions.

Et les deux buts inscrits par Nordin Amrabat ne solutionnent pas le problème offensif de ce groupe. Le premier survient après une mauvaise passe en retrait d'un défenseur gabonais bien exploitée par Alioui qui sert parfaitement le joueur d'Al Nassr. Le second est un penalty, accordé généreusement par l'arbitre car c'est Adel Taraabt qui vient buter sur le pied de son adversaire et non le contraire. 

4 buts gags en 4 matches
Contre le Burkina Faso, la Libye, puis deux fois contre le Gabon, le Maroc a encaissé des buts gags. Et c'est loin d'être anecdotique. Sans être réellement bousculés, les Lions ont à chaque fois donné le bâton pour se faire battre. Souvenez-vous de Munir Mohamedi qui laisse échapper le ballon entre ses jambes après une frappe contre le Burkina Faso en septembre. Son alter ego Yassine Bounou n'a pas fait mieux vendredi contre la Libye en relâchant un ballon aérien après un corner, suivi d'un cafouillage qui a permis l'égalisation.

Pire hier face au Gabon quand Jawad El Yamiq se rate tout seul dans sa surface et se fait surprendre par Denis Bouanga qui ne manque pas l'occasion de redonner l'avantage aux siens. Cerise sur le gâteau, alors qu'ils sont à 2-2, les Marocains se sabordent avec un but contre son camp de Chebake, placé face au but au lieu du contraire, à 10 minutes de la fin du temps règlementaire.

Au total quatre des cinq buts encaissés par le Maroc depuis la rentrée sont des "cadeaux" pour paraphraser le sélectionneur. C'est beaucoup trop!

Des joueurs mais pas encore d'équipe
Vahid Halilhodzic a convoqué plus d'une trentaine de joueurs en deux rassemblements. Des cadres, des revenants, des Botolistes. Au final, le Bosnien n'a pas su faire ressortir une équipe type à un mois de son premier rendez-vous officiel contre la Mauritanie en éliminatoires de la CAN 2021. Après quatre matches, il n'a toujours pas de défense type ou quelque chose qui s'en approche. Feddal et El Yamiq sont ceux qui ont le plus joué (3 titularisations en 4 matches) devant Abdelhamid, Chebake et Mendyl (2 sur 4), en sachant que Saïss et Dirar étaient forfaits pour les deux derniers matches. Ce secteur qui faisait la force des Lions du temps de Medhi Benatia est en plein chantier.

Au milieu du terrain, Halilhodzic peut compter sur Sofyan Amrabat mais autour ça reste flou. Taarabt, Carcela, Bourabia, Harit ou Fajr ont eu du temps de jeu... sans convaincre. Le sélectionneur pourra toujours s'appuyer sur Ziyech et Belhanda, deux valeurs sûres.

En attaque Nordin Amrabat est incontournable, de par son activité et sa capacité à créer des brèches. C'est aussi le meilleur buteur de l'ère Vahid après son doublé contre le Gabon. Pour ce qui est des autres options offensives le mystère demeure. Que le sélectionneur choisisse une ou deux pointes, ni Idrissi ni Alioui ni En-Nesyri n'ont semblé en mesure d'endosser le costume de sauveur en sélection. 

Hier en conférence de presse, Vahid Halilhodzic a réclamé de la patience, mais en football seul le réusltat compte. Et ceux enregistrés par ses Lions sont insuffisants: 1 victoire, 2 nuls et 1 défaite, tous à domicilele. Contre la Mauritanie dans un mois, le Bosnien n'aura pas le droit à l'erreur...

Par Le360sport
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3 commentaires /

  • Marocain Citizen
    Le 16 Oct. 2019 à 22h19
    Ce n'est pas le bilan de Vahid qui est alarmant, c'est celui de l'équipe nationale de foot. Vahid vient juste d'atterrir chez nous. D'ailleurs, ce n'est pas que dans le foot où le maroc a touché le fond. Un proverbe marocain dit: "la chose qui ne ressemble pas à son propriétaire est illicite". Pour un instant, soyons insincères et mettons notre schizophrénie chronique de côté (si on peux): notre équipe est à l'image de tout le reste, c'est à dire un manque criant d’efficacité , une fierté qui ne mène pas très loin car non suivi de dur labeur, un chaos choisi comme model d'organisation, etc etc. Même nos meilleurs joueurs que les équipes étrangères se disputent à coups de millions d'euro deviennent brusquement totalement stériles quand ils jouent pour notre équipe et dés qu'ils reviennent "chez eux" ils font des matchs d'enfer!. Vous ne trouvez pas ça digne d'une thèse de doctorat dans la psychologie des comportements selon le milieu environnant. ça me rappelle le monde des plantes que j'adore et où une plante ne peut pousser que dans un milieux qui lui est bien favorable sinon elle meurt où bien elle se bat pour rester en vie mais ne fleuri jamais où bien ne donne point de fruits.
    Certains diront que je raconte du n'importe quoi et ils auront, peut être, raison. Mais en attendant, c'est bien l’échec qui a eu raison de nous. Les anglo-saxons disent: "Hard work beats talent when talent doesn't work hard".
  • Hakim Ragi
    Le 16 Oct. 2019 à 19h56
    Les Marocains sont patients depuis leur seule et unique CAN remportée en 1976. Cela fait très longtemps. A l’époque, l'homme chassait le mammouth, l'ère de la glaciation prenait fin...
  • Farid
    Le 16 Oct. 2019 à 13h07
    De patience on en besoin oui, mais le problème est que depuis (non pas la CAN mais le mondial) la Sélection Nationale souffre et ses problèmes s'aggravent. Ces derniers temps elle accumule une défense fragile qui offre des cadeaux à l’adversaire et une attaque qui domine sans être capable de marquer. Aucune amélioration d'un match à l'autre. C'est désespérant. Serons-nous qualifiés à la prochaine compétition ? La question commence à être posée et je me demande si l’électrochoc ne serait pas salvateur.
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