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Yunis Abdelhamid, la persévérance d'un roc marocain

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Comme l’a si bien souligné Antoine de Saint-Exupéry, «Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité». Cette maxime résonne parfaitement avec l'histoire de Yunis Abdelhamid, un homme qui a embrassé sa passion, surmonté les obstacles, et qui continue d'illuminer les terrains en portant fièrement le brassard de capitaine du Stade de Reims et le maillot de la sélection marocaine. Portrait.

Convoqué par Walid Regragui pour prendre part à la 34e édition de la CAN 2023 avec les Lions de l’Atlas, Yunis a vécu sa première titularisation dans cette grand-messe continentale contre la Zambie (1-0). Pour lui, cette compétition pourrait marquer sa «last-dance» avec le Maroc, l'objectif étant clair: conclure en beauté en offrant un deuxième sacre continental au royaume chérifien après plus de 48 ans d'attente.

À 36 ans, Yunis Abdelhamid incarne avec perfection la ténacité et la passion du football au Stade de Reims. Son périple international a débuté timidement à l'âge de 28 ans. C'est à ce moment qu'il a rejoint les rangs des Lions de l’Atlas pour la première fois, convoqué par le technicien français Hervé Renard, lors des éliminatoires pour la Coupe d'Afrique des Nations face à Sao Tomé-et-Principe (2-0). Sa persévérance et sa foi inébranlable en ses capacités ont finalement porté leurs fruits, illustrant parfaitement le dicton «mieux vaut tard que jamais».

Pour Yunis, devenir footballeur professionnel n'était pas prévu: «Je me concentrais sur mes études jusqu'au bac +5. Après, j'ai passé une année à chercher dans le domaine de la comptabilité. C'est à la fin de cette année-là que j'ai eu l'opportunité d'aller à Arles-Avignon et également une opportunité de retourner dans un cabinet d'expertise comptable». Il a choisi le football, restant fidèle à sa passion d'enfant: «J'ai choisi le foot, ça restait ma passion, un rêve d'enfant».

Après une traversée du désert de plus de trois ans, Abdelhamid a vu son attente prendre fin en 2019, revenant avec détermination au sein de l'équipe nationale. Sous l'ère du franco-bosniaque Vahid Halilhodzic, le défenseur a écrit un nouveau chapitre avec quatre matchs amicaux en septembre et octobre 2019, puis en affrontant la Mauritanie et le Burundi en novembre pour les qualifications de la Coupe d'Afrique des Nations. Même en 2020, une année particulière pour le monde entier, Yunis n'est pas resté en retrait, convoqué pour des quarts de matchs amicaux.

Son retour en sélection sous l’ère de Walid Regragui, après trois ans d’absence, représente la récompense d'une régularité exemplaire, malgré son âge, le plaçant parmi les références de la Ligue 1 à son poste: «C’était inattendu après cette longue période d’absence, même si, au fond de moi, en tant que compétiteur, j’espérais toujours être sélectionné même si plus le temps passe, moins on y croit. Ça fait plaisir avant tout de réussir à être performant avec mon équipe et être récompensé avec la sélection, c’est beaucoup de bonheur et de fierté. Au final, c’est comme ma première sélection».

Apprenant la bonne nouvelle par un appel de coach Regragui, le défenseur exprime sa surprise et son enthousiasme: «C’est là où j’ai eu ma surprise, on a pu discuter... Il attend que je sois moi-même, tout simplement, de m’intégrer et de réapprendre comment travaille le sélectionneur, son staff et le groupe. J’y vais avec beaucoup d’enthousiasme, je vais redécouvrir un peu la sélection. Quand j’ai reçu l’appel, j’ai eu envie de sauter de joie, de crier mais j’ai quand même l’expérience, il fallait rester sur la retenue face au sélectionneur, sourit-il. Une fois qu’on avait raccroché, j’ai pu exprimer cette joie avec ma famille».

Par Anas Zabari

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