Filinfo

Foot

Le Maroc en huitième du Mondial U17, c’est magnifique, on veut plus

Les Lionceaux de l'Atlas U17. © Copyright : FRMF
C’est la troisième fois de suite que le Maroc passe le cap des groupes en phase finale en un an et ce sur les trois compétitions FIFA. Il s’est qualifié pour les huitièmes au Qatar, en Nouvelle Zélande et Australie et en Indonésie.

Il y a un an exactement le monde du football était focalisé sur la compétition sportive la plus importante entre nations. La Coupe du Monde de football 2022 était organisée par le Qatar, une première dans un pays arabe, et elle était critiquée de toutes parts. Beaucoup appelaient au boycott de la compétition et déroulaient leurs arguments comme on déroule des idées préconçues.  

Le Danemark motivait son appel pour des questions de droits de l’homme. Ses hommes politiques oubliaient que leur gouvernement venait de retirer aux réfugiés syriens leur droit d'asile, estimant que la situation sécuritaire autour de Damas s’était améliorée. Populisme et hypocrisie marchent souvent côte à côte.

D’autres évoquaient l’absence de tradition sportive au Qatar pour justifier leurs positions. Pour eux, c’était une hérésie que de confier l’organisation de la Coupe du Monde à un pays sans passé footballistique. Pourtant on avait bien confié, auparavant cette organisation à l’Afrique du Sud, aux USA, à la Corée du Sud, au Japon autant de pays qui n’avaient aucune culture du football, ils finiront par l’acquérir pour devenir aujourd’hui des pays avec lesquels le Monde compte. Pour d’autres, c’était les conditions de travail imposées dans les chantiers. Ils oublient que l’occident s’est développé et construit sur le dos des esclaves et que ce sont leurs entreprises occidentales, pour la plupart, qui ont construit les infrastructures du mondial, stades, hôtels et autoroutes...

Enfin, beaucoup d’entre eux pensaient que cette Coupe du Monde allait être fade en l’absence des ingrédients qu’ils croient indispensables à la réussite d’une fête. C’était sans compter, notamment sur le public marocain, son enthousiasme, son patriotisme et sa joie de vivre qui s’exprime avec ferveur lorsque les conditions sont réunies. Et elles l’étaient avec une équipe nationale talentueuse, ambitieuse et dotée d’un état d’esprit conquérant et sans complexes. Les autorités marocaines étaient également au rendez-vous, elles ont assuré le transport, RAM a conçu des packages bien étudiés, l’hébergement et la sécurité au public.

Le reste, c’est de l’histoire. Elle s’est écrite en lettres d’Or et restera gravée dans la mémoire de tous les Marocains, les Africains et les Arabes. Certains ont voulu dénigrer le mérite du pays et situer l’exploit marocain dans un point où se sont croisés plusieurs facteurs, chance, talents d’une génération exceptionnelle et public, il est vrai que le Maroc jouait quasiment à domicile. Ils se sont trompés.

En effet, en un an, deux autres Coupes du Monde organisées par la FIFA, la Coupe du Monde féminine et la Coupe du Monde des joueurs de moins de 17 ans, ont opposé les nations les plus importantes du football mondial. Cette dernière est en cours et le Maroc y participe. Il affrontera, ce matin la sélection nationale iranienne au titre des 1/8ème de finale, après s’être qualifié en terminant premier de son groupe. C’est la troisième fois de suite que le Maroc passe le cap des groupes en phase finale en un an et ce sur les trois compétitions FIFA. Il s’est qualifié pour les huitièmes au Qatar, en Nouvelle Zélande et Australie et en Indonésie.

Seuls 6 pays ont réussi cet exploit. L’Angleterre, l’Espagne, la France, tous anciens champions du Monde des A, le Japon et les Etats-Unis, deux puissances économiques, et le Maroc. L’Espagne a gagné cette année la Coupe du Monde féminine.

Cinq autres pays se sont qualifiés aux trois Coupes du Monde disputées depuis novembre dernier, mais n’ont pas réussi à sortir systématiquement du groupe de qualification. Il s’agit de l’Argentine, champion du Monde des A, le Brésil et l’Allemagne, champions du monde multi-étoilés, la Corée du Sud et le Canada. Onze pays, dont le Maroc, ont toujours été présents. En Afrique seul le Sénégal, avec deux présences en 1/8ème, sort du lot.

Il fallait le dire non pas pour s’auto-féliciter mais pour mesurer ce qui a été réalisé et ce qu’il reste à faire. Les bons résultats lorsqu’ils résultent d’une planification et d’un travail sérieux font toujours plaisir. Ils doivent motiver pour aller de l’avant. Le Maroc n’a pas les moyens de concurrencer les championnats d’Angleterre, d’Espagne, de France ou d’Allemagne. Il n’a pas encore la tradition de formation des joueurs, développée en Argentine ou au Brésil et son économie ne peut pas rivaliser avec les économies des Etats Unis, du Japon, de la Corée du Sud ou du Canada. Il compte encore sur les joueurs formés ailleurs. C’est bien pour une transition pas pour une politique. La philosophie qui a aboutie à la création de l’Académie Mohammed VI, doit être généralisée dans chaque région. Aucun talent ne doit échapper à la détection et tous doivent être pris en charge et accompagnés par des agents de joueurs triés au volet. C’est la condition pour rester au top 11 et pourquoi pas faire mieux.

Par Larbi Bargach

Tags /


à lire aussi /

Marocains du monde Lions de l'Atlas
Marocains du monde Lions de l'Atlas
Marocains du monde Lions de l'Atlas

Ligue 1: Yunis Abdelhamid va quitter le Stade de Reims


Commenter cet article
Oups ! il semble que votre name soit incorrect
Oups ! il semble que votre e-mail soit incorrect
Oups ! il semble que votre commentaire est vide

Oups ! Erreur de valider votre commentaire

Votre commentaire est en attente de modération

Filinfo

Retrouvez-nous