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Raja et FAR: un fauteuil pour deux

Ancien duel entre le Raja et l'AS FAR © Copyright : DR
Dans un monde idéal, le Raja et l’AS FAR méritent tous les deux d’être champions. Sur le plan comptable et en termes de stat’, ils sont tous les deux en train de boucler l’une des plus belles saisons de leur histoire.

Depuis l’installation de la Botola Pro, jamais on n’a assisté à un duel aussi serré pour le titre. Et aussi beau, surtout. Il y a quelques années, on avait eu un duel à trois entre le Raja, le Wydad et Berkane, qui ne s’est réglé qu’au soir de la dernière journée. Mais sans atteindre le niveau affiché aujourd’hui par les FAR et le Raja.

Les deux équipes sont en train de multiplier les records. Les Militaires ont déjà mis 63 buts, un record depuis le passage à la Botola Pro. Est-ce que quelqu’un a déjà fait mieux par le passé? Absolument personne. Et pour cause: le championnat marocain est réputé pour son caractère défensif. On ne marque pas beaucoup de buts, malgré un léger mieux ces dernières saisons. Et, faut-il le rappeler, le Raja a gagné son premier championnat (1988) en marquant moins d’un but par match. Le MAS de Fès est également devenu champion en 1983 avec une moyenne inférieure à un but par match.

Voilà qui situe le niveau de performance de l’attaque militaire, aujourd’hui. Et ce n’est pas tout. A une journée de la fin, les FAR comptent déjà plus de points que la saison dernière, où ils ont été champions.

Le Raja, pour sa part, est en train de nous faire une Leverkusen, c’est-à-dire un championnat bouclé sans défaite. Du jamais vu en Botola Pro. En plus, les Verts ont souvent évolué loin de Casablanca (Berrechid) et sans public.

FAR et Raja ont surtout enchainé une phase retour qui a ressemblé à une chevauchée fantastique. Si le titre de champion s’accordait au mérite, clairement les FAR et le Raja l’empocheraient haut la main. Tous les deux. Jamais une équipe n’a marqué plus de deux buts par match sans être championne. Et jamais une équipe n’a été sacrée sans perdre au moins un match.

Le problème, donc, c’est qu’il y aura forcément une équipe qui va pleurer au soir de la dernière journée. Les puristes du foot marocain pleureront avec elle, c’est certain.

Maintenant, regardons en bas du classement. Comme on l’a déjà écrit ici, il y a beaucoup trop de «cancres» et seulement deux places à envoyer à l’étage inférieur. Ceux qui se sauveront le feront par défaut, parce que leurs concurrents sont encore plus faibles.

C’est ce qui vient de se passer lors de cette avant-dernière journée. Sans gagner un match depuis une éternité, et sans marquer de but, le MCO a ramené un petit point de Rabat (FUS). Cela a suffi pour devancer cette équipe du Chabab qui ne prend plus de point et ne marque plus depuis une éternité aussi. Oujda et Mohammedia méritent tous les deux la relégation. Mais l’une de ces deux équipes sauvera sa peau. C’est tant mieux pour elle, mais la saison prochaine, et sauf miracle, on la retrouvera encore au fond du trou…

C’est cela le paradoxe de la Botola. Qui reste un championnat étrange, curieux, à la limite de l’insolite. Regardez le derby Raja–Wydad qui s’est joué hier (1-0). Ce derby très attendu, d’un faible niveau technique, a été délocalisé et s’est joué sans public. Alors qu’il était décisif pour l’attribution du titre. Quelle tristesse, sachant que le derby aller, déjà, s’était joué loin de Casablanca (Mohammedia) et sans public. Et fut d’un très faible niveau technique.

Quand un championnat «massacre» son rendez-vous le plus attendu et le plus populaire de la saison, c’est qu’il ne va pas très bien. C’est une réalité qu’on ne peut pas occulter.

Par Footix marocain

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