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Ce Wydad a des idées dans le jeu

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Gagner 3-1 chez une très bonne équipe du Petro Atletico, en demi-aller de C1, n’est pas le fruit du hasard. La victoire porte avant tout la marque de coach Regragui.
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La victoire du Wydad est aussi celle du foot marocain et du foot tout court. Elle plaira aux puristes parce qu’elle récompense l’audace et les choix offensifs. Les Rouges sont partis à Luanda pour marquer et cela s’est vu dès la composition du onze de départ. Coach Regragui a aligné pas moins de 5 joueurs offensifs au coup d’envoi. Mieux encore, le seul milieu à vocation défensive, Jabrane, est capable de se projeter et de jouer les deuxièmes ballons. Pour une demi-finale de C1 à l’extérieur, c’est extrêmement audacieux. Et cela a payé.

Si le Wydad avait perdu, on aurait parlé d’audace suicidaire. Mais la team de Regragui a gagné et sa victoire devient celle de l’audace. Ce qui est une très bonne nouvelle pour le foot marocain, que l’on a connu plus prudent, plus conservateur.

Plutôt adepte du 4-3-3, qui vire souvent en 4-1-4-1 selon les besoins du match, Regragui devait résoudre le problème posé par l’absence de deux éléments essentiels (Daoudi et Ellafi), en plus d’un excellent joker (Jaadi). Et là aussi, il a fait preuve d’audace.

Au lieu d’opter pour un Serrhat et de sacrifier les couloirs pour bétonner le milieu, il a fait confiance à un jeune pétri de talent (Haimoud, une vraie pépite) dont la technique et le jeu entre les lignes ont totalement déstructuré l’entrejeu angolais. Et il a maintenu Moutaraji (passeur décisif sur le 3e but), tout en remettant en selle Aouk pour couvrir Amloud et maintenir la pression sur l’arrière-garde adverse.

Un sacré pari. Qui a donné raison à Regragui sur toute la ligne. A ce niveau, et au moins par moments, c’est presqu’à une master class que l’on a assisté.

La première mi-temps, notamment, a été un vrai accomplissement tactique. Le Wydad a fermé les espaces et défendu en avançant, pas en reculant (tout le contraire de son dernier déplacement chez ce même Petro Atletico). Résultat: le Petro ne s’est créé aucune occasion et le milieu wydadi avait toujours l’oxygène nécessaire pour soulager la charnière Dari–Ferhane et, surtout, alimenter Mbenza et ses «auxiliaires» Moutaraji–Aouk.

Ainsi disposé, rien ne pouvait arriver au Wydad, si ce n’est du bonheur. L’ouverture du score sur un coup franc détourné de Attiat Allah et le break magnifique de Jabrane sont tombés comme un fruit mûr. 0-2 à la pause. Il n’y avait strictement rien à dire. C’était logique, mérité.

La deuxième mi-temps a été plus classique avec une équipe qui défend en bloc, qui recule, mais qui reste redoutable en phase de transition. L’action du 3-0 montre, à elle seule, combien le QI foot (déplacement, intelligence de jeu, timing) d’un garçon comme Moutaraji a progressé cette saison. Et combien Mbenza, déjà buteur à Belouizdad, reste redoutable dans la surface.

Mais il y a un bémol, que l’on a déjà souligné ici et à répétition. Les simulations. Deux garçons, Aouk et Haimoud, ont pris un jaune stupide pour avoir simulé. C’est une vilaine habitude qu’il faudra effacer au plus vite.

Le Wydad est au pied de la finale. Et il ne faudra pas qu’il se prive de l’un de ses cadres à cause de ces jaunes évitables. Cette équipe a des arguments dans le jeu, un très bon collectif, un coach pragmatique (qui fait de plus en plus penser au «roi des pragmatiques», Didier Deschamps). Elle a aussi la réussite des champions. Qu’est-ce qu’on dit alors? Bonne continuation!

Par Footix marocain
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