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Transfert record de Neymar au PSG: la justice s'interroge sur un possible avantage fiscal

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La justice se demande si un ex-vice-président macroniste de l'Assemblée nationale a tenté d'obtenir du gouvernement des "avantages fiscaux" pour le PSG lors du transfert record de l'attaquant brésilien Neymar depuis Barcelone en 2017, a appris l'AFP mercredi de source proche du dossier, confirmant Libération.

Dans un rapport d'enquête transmis le 21 novembre à un magistrat instructeur, consulté mercredi par l'AFP, l'IGPN s'interroge sur un possible "trafic d'influence" qui impliquerait M. Hugues Renson.

D'après ce rapport portant sur dix ans de messages avec le député de Paris (2017-2022) retrouvés dans le téléphone de Jean-Martial Ribes, l'ex-directeur de la communication du PSG déjà au centre de cette enquête parisienne depuis septembre 2022, il est indiqué que M. Ribes a "sollicité (...) sans équivoque (...) des services" de celui qui a été conseiller de Jacques Chirac à l'Elysée.

En retour, celui qui travaille désormais pour EDF a postulé au PSG "à plusieurs reprises", et "bénéficié de nombreuses places à des matches" du club ou d'autres avantages, y compris entre 2017 et 2022 pendant sa députation.

Le rapport détaille ainsi les messages de M. Renson revendiquant auprès de M. Ribes des démarches sur plusieurs jours en juillet 2017, notamment auprès de Gérald Darmanin, alors ministre des Comptes publics, autour de la fiscalisation de la clause libératoire à 222 millions d'euros payée par le PSG pour obtenir du FC Barcelone le transfert de la star brésilienne Neymar.

D'après le rapport, M. Renson a tenu informé en temps réel M. Ribes des positions des autorités sur le sujet et l'a rencontré à plusieurs reprises, parfois en compagnie du patron qatari du PSG Nasser al-Khelaïfi, ou a reçu des mémos "confidentiels" de sa part.

L'enquête sur les conditions de fiscalisation de cette clause libératoire géante et sur l'intervention éventuelle de M. Renson dans cette discussion débute à peine.

"On ne sait pas ce qui a été fait in fine" fiscalement, relève une source proche du dossier.

Selon une source proche des négociations, il n'y a "rien de mal à ce qu'une entreprise s'adresse à un gouvernement pour discuter du traitement fiscal d'une transaction importante."

Sollicités mercredi, ni M. Renson, ni le PSG, ni le cabinet de M. Darmanin ni celui de l'actuel ministre des Comptes publics, Thomas Cazenave, ni l'avocat de M. Ribes, n'ont réagi.

M. Ribes, 57 ans, a été mis en examen le 1er décembre pour une kyrielle d'infractions dont le trafic d'influence qui aurait impliqué M. Renson.

Par Le360 (avec AFP)

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